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Désengorgement de l'autoroute A 7

13e législature

Question écrite n° 17452 de M. Alain Dufaut (Vaucluse - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 03/03/2011 - page 506

M. Alain Dufaut attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur les aménagements de l'autoroute A 7.
Il lui indique que les aménagements routiers et autoroutiers sont le « parent pauvre » du Schéma national des infrastructures de transport.
Or l'autoroute A 7 connaît une augmentation exponentielle du nombre de véhicules avec des pointes à 120 000 véhicules par jour en plein mois d'été. Cette hausse est particulièrement inquiétante si l'on prend en considération le pourcentage de poids lourds, lequel s'établit à 18% du trafic total sur cet axe autoroutier. De plus, certains poids lourds transportent des matières dangereuses.
Il signale qu'un projet d'élargissement à deux fois cinq voies de l'A 7 dans la Vallée du Rhône, c'est-à-dire les trois voies actuelles plus deux voies latérales qui seraient réservées aux poids lourds, avait été proposé par la direction des routes. Il n'aurait eu pour effet que d'intensifier les nuisances de ce véritable goulet d'étranglement de l'axe Nord-Sud qui traverse, de Montélimar à Orange, des zones urbaines très denses. Ce projet a été abandonné.
D'autres projets ont été proposés, tels que le bouclage définitif de l'A 51 à l'Ouest pour accéder à la Côte d'Azur et, au-delà, à l'Italie, ou la création de l'A 79, dite « la Cévenole » qui permettrait un délestage par l'Est, c'est-à-dire par Aubenas, des trafics se dirigeant vers le Languedoc et, au-delà, vers l'Espagne.
En 2006, un vaste débat public avait eu lieu sur le sujet et n'avait pas abouti à des solutions satisfaisantes.
Toutefois le danger demeure car le trafic ne cesse de s'accentuer. De plus, on le sait, entre la décision de créer une infrastructure autoroutière et sa mise en service, dix à quinze ans s'écoulent.
Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui préciser les mesures qu'il entend prendre pour désengorger l'autoroute A 7.



Réponse du Secrétariat d'État chargé des transports

publiée dans le JO Sénat du 05/05/2011 - page 1197

La décision ministérielle du 4 décembre 2006 consécutive au débat public de problématique sur la politique des transports dans la vallée du Rhône et l'arc languedocien prévoit d'améliorer la fluidité et la sécurité sur les autoroutes A7 et A9, en période de pointe, par la réalisation d'aménagements et la mise en place de mesures d'exploitation sur ces axes. La société des autoroutes du sud de la France (ASF) a donc été chargée de mettre en oeuvre, sur la période 2007-2011, un programme d'études et de travaux visant notamment au déploiement de mesures de régulation de vitesse et d'interdiction de dépassement pour les poids lourds. C'est pourquoi, des opérations de régulation dynamique des vitesses ont désormais lieu une trentaine de journées par an sur l'A7 et l'A9 ; de même, l'interdiction de dépassement par les poids lourds est mise en oeuvre une vingtaine de journées par an sur ces axes. Le comité de suivi mis en place en 2009 sur l'axe A7 a pu constater les résultats de ces deux mesures. Des expérimentations sur la régulation des accès à l'autoroute A7 ont également eu lieu à l'été 2010 ; les résultats de ces expérimentations sont actuellement en cours d'évaluation par nos services. ASF a par ailleurs lancé le déploiement d'un programme de nouveaux panneaux à message variable, en particulier au niveau des accès de quatre échangeurs de l'autoroute A7 afin d'informer les usagers sur les temps de parcours avant leur entrée sur l'autoroute. Enfin, les résultats de l'étude globale sur l'axe A7 relative au covoiturage ont été présentés en 2009 et des sites expérimentaux de covoiturage sont en cours d'étude (quatre dans la Drôme et un dans le Gard). L'État est ainsi pleinement engagé pour favoriser l'émergence de solutions innovantes au service de la mobilité dans la vallée du Rhône.