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Situation du service d'accueil des urgences de l'hôpital de Creil et fusion avec l'hôpital de Senlis

13 ème législature

Question écrite n° 17545 de M. André Vantomme (Oise - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/03/2011 - page 587

M. André Vantomme attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation du service d'accueil des urgences (SAU) de l'hôpital Laënnec, situé à Creil (60), et la fusion annoncée dudit établissement avec l'hôpital de Senlis (60).

Les conditions de travail des soignants de l'hôpital de Creil sont fortement dégradées, entraînant une souffrance au travail pour l'ensemble du personnel, une insécurité dans la pratique professionnelle de chacun et une altération de la qualité des soins aux patients.

Les raisons apparaissent simples : manque chronique des effectifs médicaux, infirmiers, aides soignants. Il y a 6 ans, le SAU de Creil dénombrait 19 médecins à temps plein, ils ne sont plus que 17, ils devraient être 25. La compensation se fait par des heures supplémentaires. Précisons ici que le mode de comptabilisation de ces dernières a été remis en cause en fin d'année 2010 et s'avère depuis défavorable pour les médecins.

Les hospitalisations des patients s'effectuent dans les couloirs, sans matériels techniques suffisants. Exemples chiffrés d'une journée pour étayer la situation : dès 6 heures du matin, on compte 29 patients, 19 sont présents depuis plus de 24 heures, 6 depuis plus de 48 heures, 4 depuis 6 heures. À 14 heures on dénombre 50 patients, sans médecins pour s'en occuper. Outre cette situation dangereuse et inadmissible, les personnels sont d'autant plus et légitimement inquiets des conséquences de la fusion avec l'hôpital de Senlis.

Si les urgences de Creil sont particulièrement en difficulté, cette situation n'est pas isolée : les urgences et les hôpitaux souffrent. Le service public hospitalier est dans l'impossibilité de remplir ses missions. Or, les professionnels de santé ne peuvent assumer les aberrations des politiques budgétaires menées, en particulier supporter ce conflit éthique entre le devoir d'assurer la qualité des soins et l'exigence de rentabilité financière.

Aussi, il lui demande de bien vouloir se prononcer sur les difficultés rencontrées par les personnels des urgences de Creil, les moyens et les mesures qu'il entend engager pour y remédier et, enfin, dans ce cadre, lui préciser les objectifs et les effets de la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.