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Un bateau français pour Gaza

13 ème législature

Question écrite n° 17570 de M. Jacky Le Menn (Ille-et-Vilaine - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/03/2011 - page 571

M. Jacky Le Menn appelle l'attention de M. le Premier ministre sur le projet mené par 60 associations, syndicats et partis politiques, partout en France, qui mettent leurs forces en commun pour envoyer un bateau français à Gaza avec à son bord, des citoyens et du matériel humanitaire.
Face à la poursuite du blocus de la Bande de Gaza et à l'injustice subie par un million et demi de Palestiniens de Gaza, le but de ce projet est d'apporter aux habitants de Gaza une aide humanitaire et de rappeler le caractère prééminent du droit international.
Cette mobilisation citoyenne non violente a pour objet d'alerter sur l'urgence et la nécessité de la levée du blocus de la Bande de Gaza.
Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur cette initiative citoyenne et s'il entend les soutenir.
Il souhaiterait également connaître la position du Gouvernement concernant le blocus de Gaza par Israël et s'il entend prendre des mesures, et lesquelles, pour exiger la fin de ce blocus.

Transmise au Ministère des affaires étrangères et européennes



Réponse du Ministère des affaires étrangères et européennes

publiée dans le JO Sénat du 02/06/2011 - page 1453

L'honorable parlementaire a bien voulu interroger le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur sa position relativement à l'envoi d'une seconde flottille en direction de Gaza ainsi que concernant le blocus que subit ce territoire. La France déconseille formellement à ses ressortissants de prendre place à bord de navires ayant pour intention de briser le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza, eu égard aux risques sécuritaires liés à une telle entreprise. Elle appelle à faire acheminer l'aide humanitaire à destination de la bande de Gaza par voie terrestre, via les canaux existants mis en place par les autorités israéliennes ou égyptiennes. Elle suivra avec attention le prompt acheminement de cette aide jusqu'à ses destinataires. La France soutient en outre la poursuite des travaux du panel d'experts international mis en place par le secrétaire général des Nations unies afin de faire toute la lumière sur les événements tragiques du 31 mai dernier et d'éviter qu'ils ne se reproduisent à l'avenir. Notre position sur le blocus de la bande de Gaza est bien connue : nous appelons les autorités israéliennes à un changement fondamental de politique vis-à-vis de Gaza, qui passe par une poursuite des mesures d'allègement - encore insuffisantes - mises en oeuvre depuis juin 2010, et notamment par l'autorisation de l'ensemble des exportations de biens commerciaux (y compris vers la Cisjordanie et Israël) et par la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers la bande de Gaza. La France est par ailleurs présente en soutien à la population civile dans la bande de Gaza. Près d'un tiers de notre aide bilatérale aux Palestiniens lui est destinée. Nous y menons des projets de développement (réhabilitation de l'hôpital Al-Quds, construction de la station d'épuration de Beit Lahya) ainsi qu'une coopération dans le domaine culturel à travers le centre culturel français.