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Avenir du réseau parisien de distribution de carburants

13e législature

Question écrite n° 17714 de Mme Catherine Dumas (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 17/03/2011 - page 633

Mme Catherine Dumas attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique sur l'avenir du réseau parisien de distribution de carburants.
Si l'on a recensé ces dernières années, au niveau national, une diminution sensible du nombre de stations-service, ce phénomène semble particulièrement marqué à Paris intra-muros, où les seules 137 stations-services actuellement implantées doivent pourtant approvisionner un nombre toujours plus important de véhicules.
Entre 1995 et 2010, près de la moitié des stations-service parisiennes (41%) ont en effet fermé. Plusieurs facteurs sont en cause, notamment la réglementation européenne environnementale, qui contraint de nombreux exploitants à cesser leur activité en raison d'une impossibilité technique ou financière de réaliser les travaux de mise aux normes. La suppression de nombreux points de distribution dans le cadre d'opérations d'aménagement urbain, et la remise en cause de concessions par la Ville de Paris, ont également contribué à amplifier l'érosion du réseau qui alimente les 730 000 véhicules immatriculés à Paris et les véhicules transitant chaque jour par la capitale.
Si le respect strict des normes environnementales, de sécurité et d'urbanisme est naturellement une priorité pour la préservation du cadre de vie des Parisiens, la diminution progressive du réseau de distribution de carburants dans la capitale soulève toutefois plusieurs difficultés, liées notamment à l'approvisionnement des services publics, le dynamisme économique des acteurs privés (par exemple les livreurs ou les taxis, et les particuliers eux-mêmes) et l'engorgement des stations existantes.
Les professionnels du secteur, qui redoutent la disparition des deux tiers du réseau actuel à l'horizon 2020, pointent in fine l'impact environnemental négatif de la situation avec, d'une part, l'augmentation des distances à parcourir pour s'approvisionner et, d'autre part, la raréfaction des offres d'énergies alternatives comme le GPL.
Elle souhaiterait qu'il lui précise la position du Gouvernement sur ce sujet.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.