Allez au contenu, Allez à la navigation

Scolarisation des enfants autistes

13 ème législature

Question écrite n° 17959 de Mme Odette Terrade (Val-de-Marne - CRC-SPG)

publiée dans le JO Sénat du 07/04/2011 - page 848

Mme Odette Terrade attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la scolarisation des enfants atteints d'autisme.
Seulement 20% des enfants autistes auraient aujourd'hui accès à une école ordinaire, tandis que 30% d'entre eux seraient accueillis en institut médico-éducatif ou en hôpital de jour, où l'accompagnement éducatif est rarement proposé. Il reste donc 50% des enfants autistes qui ne seraient accueillis nulle part.
Ce chiffre est déplorable alors que la loi du 11 février 2005 reconnaît le droit pour tous les enfants à être scolarisés.
Pourtant, la réalité est toujours la même dans les faits. Trop d'enfants autistes ou présentant un handicap ne peuvent accéder à la scolarisation, faute d'écoles ou structures adaptées
Déjà hésitants, les directeurs d'écoles ou les équipes éducatives sont confrontés à une baisse continue des moyens accordés pour assurer leurs missions, ce qui se traduit par des effectifs de classe chargés, le non-remplacement des enseignants absents ou bien encore par le manque de poste d'aide à la vie scolaire.
Autant d'éléments composant un parcours d'obstacle pour intégrer les enfants autistes dans des conditions acceptables dans des écoles ordinaires.
Pourtant, tous les acteurs en la matière reconnaissent les bénéfices pour ces enfants d'être scolarisés en milieu ordinaire. Les progrès et les évolutions des élèves sont alors meilleurs, la stimulation est accrue car l'enfant imite ses camarades et apprend ainsi en interaction avec eux. De plus, cet échange est aussi à double sens puisque les autres élèves sont aussi engagés dans la démarche d'acceptation et de respect de l'autre.
C'est pourquoi elle voudrait connaître les mesures envisagées pour faire réellement appliquer les dispositions de la loi du 11 février 2005.
Plus largement, elle lui demande les moyens humains et financiers accordés pour la scolarisation des élèves autistes ou en situation d'handicap à laquelle ces enfants et leurs familles ont légitimement droit.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.