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Suppressions de postes et revente de logements sociaux à Adoma

13e législature

Question écrite n° 18072 de M. Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône - NI)

publiée dans le JO Sénat du 07/04/2011 - page 856

M. Jean-Noël Guérini appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du logement sur les récentes annonces faites par Adoma.
Adoma est une société d'économie mixte qui a été fondée en 1956, sous le nom de Société nationale de construction de logements pour les travailleurs (Sonacotra), afin de loger les travailleurs migrants venus seuls en France. Désormais, la société a élargi sa mission : elle construit et gère à la fois des foyers de travailleurs migrants, des centres d'accueil de demandeurs d'asile, des résidences sociales, des centres d'hébergement pour personnes sans domicile, des aires d'accueil pour les gens du voyage…
L'État a beau en être l'actionnaire majoritaire, avec 57% du capital, il se désengage en laissant s'opérer le plus vaste plan social jamais annoncé dans le secteur du logement des plus démunis. Quelque 600 postes, sur un effectif de 2.600 salariés, devraient être supprimés sur deux ans, tandis que plus de 10.000 logements sociaux seraient revendus.
Alors que la France doit faire face à une crise du logement sans précédent, on comprend mal la logique d'un projet qui, au prétexte de redresser les comptes et de rénover le parc, ne s'engage ni sur la baisse du prix du logement ni sur l'amélioration des services ni sur un plan de réhabilitation précis.
En conséquence, inquiet de ce qui pourrait s'apparenter à un début de démembrement et de privatisation du secteur du logement social et très social, il souhaiterait s'assurer qu'Adoma « se situe au cœur du programme d'insertion mis en place par le gouvernement », comme l'affirme son site Internet, et entend donc protéger ses emplois, ses missions très sociales et l'intérêt de ses usagers.

Transmise au Ministère de l'égalité des territoires et du logement



La question est caduque