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Suppression de la filière pêche au lycée maritime d'Etel dans le Morbihan

13 ème législature

Question écrite n° 18082 de Mme Odette Herviaux (Morbihan - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 07/04/2011 - page 846

Mme Odette Herviaux attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'inquiétude du comité local des pêches de Lorient face à une mesure envisagée de suppression de la filière pêche du lycée maritime d'Etel au profit d'un recentrage sur Le Guilvinec.

Le lycée maritime d'Etel, après quelques années difficiles, voit ses effectifs augmenter et sa proximité du port de pêche de Lorient lui donne toute légitimité pour conserver cet enseignement en particulier.

Lorient est le premier port de pêche breton et le deuxième port de pêche français. Par ailleurs, il est également le premier port de pêche de langoustines vivantes débarquées et la filière aval de la pêche est très développée.


Elle souhaiterait connaître ses intentions sur le sujet de l'enseignement de la filière pêche à proximité de Lorient.



Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 180

La mise en place du baccalauréat professionnel en trois ans est un remarquable succès, avec une augmentation notable des candidats dans nos établissements maritimes. Le nombre d'élèves présents dans les 12 lycées professionnels maritimes de la métropole a cru depuis deux ans, pour atteindre 1 750 en juin 2011. La rentrée de septembre 2011 a confirmé cet élan avec plus de 1 900 élèves accueillis. L'accroissement du nombre de ces élèves s'est accompagné d'une dotation budgétaire de l'État en hausse pour tous les lycées professionnels maritimes et sans diminution du nombre des enseignants titulaires de l'État. Le plan de scolarité 2011-2012, publié le 19 avril 2011, prend en compte cette augmentation des élèves et le lycée d'Etel a été autorisé à ouvrir une classe de seconde « conduite et gestion des entreprises maritimes », une classe de seconde d'électromécanicien, ainsi qu'une demi-classe de CAP de matelot et une demi-classe de CAP « cultures marines ». Ceci permettra l'accueil de tous les candidats, qu'ils se destinent au commerce, à la pêche ou à la conchyliculture et répond aux demandes des professionnels de la pêche.