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Situation des centres de santé mutualistes dans les Bouches-du-Rhône

13 ème législature

Question écrite n° 18192 de M. Serge Andreoni (Bouches-du-Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 14/04/2011 - page 926

M. Serge Andreoni appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation des centres de santé mutualistes dans les Bouches-du-Rhône, dont l'existence même est mise en péril du fait des graves difficultés financières qu'ils connaissent depuis de nombreuses années. Le rapport Acker relatif aux centres de santé préconisait justement diverses mesures destinées à améliorer la situation financière de ces centres de santé. Malheureusement, en l'absence d'un engagement fort de l'État, il apparaît aujourd'hui que l'objectif fixé n'a pas été atteint. Ces centres de santé, pour répondre aux attentes d'accès aux soins de toutes les populations, et notamment des plus démunies, doivent être redynamisés et modernisés. Pour cela, et afin d'assurer un développement pérenne à leurs activités, il est indispensable qu'ils puissent bénéficier de financements publics, correspondant à leur mission d'intérêt général. Il souligne que la fermeture d'un seul de ces centres représente une régression sociale et un frein à l'accès aux soins. Or, dans les Bouches-du-Rhône, où ces centres de santé mutualistes accueillent 10 % de la population, plus d'une dizaine d'entre eux sont menacés de disparition. Les conséquences sanitaires de ces fermetures seraient désastreuses pour les populations les plus défavorisées, mais aussi pour les structures médicales environnantes, souvent déjà saturées. Il lui rappelle que l'offre de soins mutualiste est un élément inhérent au paysage sanitaire, et que le rôle de ces structures de santé en termes de soutien médical, préventif et social, est essentiel. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour remédier, de façon pérenne, à la situation des centres de santé mutualistes, reconnus pour leur mission d'intérêt général, et pour qu'ils puissent continuer d'offrir une médecine de proximité de qualité.

Transmise au Ministère des affaires sociales et de la santé



La question est caduque