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Avenir du corps des ingénieurs des travaux publics de l'État

13 ème législature

Question écrite n° 18337 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 28/04/2011 - page 1082

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de la fonction publique sur la situation du corps des ingénieurs des travaux publics de l'État (ITPE).

Alors que ce corps a su faire la preuve de ses compétences en remplissant avec succès de nombreuses missions pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, leur présence, au niveau départemental, est aujourd'hui remise en cause.

En effet, outre les conditions de travail qui se dégradent par la fragilisation des services techniques, les réorganisations incessantes et le manque de moyens, ces experts ont le sentiment que leurs compétences ne sont pas reconnues.

Les réponses envisagées par le ministère, jusqu'à présent, ne sont pas de nature à satisfaire les exigences des ITPE. Pire, la fusion envisagée de corps d'ingénieurs qui n'ont, ni les mêmes vocations, ni les mêmes compétences, est de nature à nuire aux compétences actuellement développées au sein du corps des ITPE. Par ailleurs, l'autre réponse envisagée, la mise en place d'un grade d'accès fonctionnel, constituerait une régression et limiterait l'accès aux postes de direction aux seuls corps issus de l'École polytechnique ou de l'ENA (École nationale d'administration), et ce, alors même que de nombreux ingénieurs en chef des TPE ont, d'ores et déjà, prouvé leur aptitude à occuper de tels postes.

En conséquence, elle souhaiterait savoir si, afin de conforter le rôle et la mission de ce corps, il envisage d'accéder au souhait légitime de ces ingénieurs, d'obtenir une réforme statutaire qui pérenniserait leur présence sur des postes d'encadrement supérieur et faciliterait leur mobilité inter-fonctions publiques.




Réponse du Secrétariat d'État chargé de la fonction publique

publiée dans le JO Sénat du 02/06/2011 - page 1484

Le décret n° 2005-1727 du 30 décembre 2005 a fixé les conditions d'intégration dans les cadres d'emplois de la fonction publique territoriale des fonctionnaires de l'État, en application des dispositions de l'article 109 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Il dresse ainsi les principes généraux d'homologie entre corps et cadres d'emplois d'accueil, après une comparaison approfondie des carrières détenues dans la fonction publique de l'État et celles des cadres d'emplois de la fonction publique territoriale. Afin de faciliter l'accueil en détachement des ingénieurs d'État, des échelons provisoires ont été mis en place et ne sont accessibles qu'aux agents de l'État concernés par la décentralisation au moment où ils accèdent au cadre d'emplois, puis, une fois intégrés, à l'occasion de leur avancement d'échelon ou de grade. Ils ont permis l'accueil des ingénieurs de l'État détachés dans des emplois fonctionnels d'ingénieurs en chef des travaux publics de l'État et qui n'ont pas changé de fonction à l'occasion du transfert. Par ailleurs, la loi n° 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique est venue faciliter la mobilité interfonctions publiques en diversifiant les outils de mobilité disponibles.