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Politique audiovisuelle extérieure

13e législature

Question crible thématique n° 0204C de Mme Christiane Kammermann (Français établis hors de France - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 01/06/2011 - page 4351

Concerne le thème :Politique audiovisuelle extérieure

Mme Christiane Kammermann. Face à la baisse de l'audience et à l'augmentation globale du coût de l'audiovisuel extérieur, une réforme apparaissait inéluctable. Le Gouvernement l'a engagée, et je m'en réjouis.

L'objectif annoncé est triple : il s'agit de mettre fin à la pluralité des tutelles et des financements, de développer la présence française par l'information à l'échelle planétaire et de promouvoir la langue française et la culture francophone.

Lors de l'examen de la loi de finances de 2011, nous avons pu constater que la situation des opérateurs était en progrès, grâce à une politique de l'audiovisuel extérieur généreuse, qui s'est traduite cette année par une dotation de près de 330 millions d'euros, en augmentation de 5 % par rapport à l'année dernière.

Chacun des opérateurs joue un rôle essentiel pour l'image de la France.

France 24 donne un point de vue français sur l'actualité du monde, ce qui la fait qualifier parfois de « CNN à la française ». Le fait que, depuis l'année dernière, elle soit diffusée 24 heures sur 24 en arabe représente également une avancée importante.

Première chaîne de télévision mondiale généraliste en français, TV5 Monde a augmenté sa distribution de plus de 14 % en deux ans. Elle fait rayonner notre culture et notre langue à travers le monde.

Radio France Internationale s'est modernisée : certaines langues ont été abandonnées, d'autres renforcées, et l'accent a été mis sur le développement de nouveaux modes de diffusion.

Pourriez-vous, monsieur le ministre, dresser un premier bilan de la réforme ? Plus précisément, quelle appréciation portez-vous sur l'évolution de la distribution et des audiences de France 24, RFI et TV5 Monde ?

M. le président. Il faut conclure !

Mme Christiane Kammermann. Lors de la discussion du budget, députés et sénateurs ont souhaité le développement de synergies entre RFI, France 24 et TV5 Monde. Pouvez-vous, monsieur le ministre, nous dire ce qui a déjà été mis en place sur ce plan ?

Par ailleurs, quels bénéfices attendez-vous du projet de fusion entre RFI et France 24, qui sera concrétisé prochainement par l'installation de RFI dans de nouveaux locaux, proches de ceux de France 24 ?



Réponse du Ministère de la culture et de la communication

publiée dans le JO Sénat du 01/06/2011 - page 4351

M. Frédéric Mitterrand, ministre. Madame la sénatrice, je suis le premier à déplorer ce qui s'est passé au sein d'AEF. Ce sentiment est, je le pense, partagé par tous au sein de cette assemblée, même si les analyses sur l'origine de cette situation divergent quelque peu.

Je vous répondrai, madame Kammermann, en réitérant mes propos précédents. Par leur professionnalisme et leur connaissance du terrain, les personnels d'AEF ont fait la preuve de leur excellence, en dépit d'une situation difficile, et je tiens à leur rendre hommage.

Cela montre aussi quel point la réforme était bienvenue. Si l'ensemble a résisté à cette crise grave et si ses équipes ont pu faire preuve, malgré tout, de leurs compétences, c'est bien parce que ces personnels ont appris à se connaître les uns les autres et à mutualiser leurs efforts, à faire converger leur professionnalisme dans le cadre des groupes de rédaction. Pour cette raison, Monte-Carlo Doualiya, que j'évoquais tout à l'heure, a pu progresser au Moyen-Orient malgré les circonstances que l'on connaît.

J'en viens à la question du déménagement de RFI. Vaste problème ! Il est vrai que le déménagement d'une structure est toujours traumatisant pour les personnels.

Je tiens cependant à préciser que le coût de ce transfert, relativement important, sera compensé par la fin du paiement du loyer par RFI à Radio France.

M. le président. Il faut conclure !

M. Frédéric Mitterrand, ministre. Par ailleurs, cette réorganisation permettra d'obtenir de bien meilleurs résultats en termes de mutualisation et de centralisation des informations.

Je n'ai plus le temps d'évoquer certains points du contrat d'objectifs et de moyens que je vous soumettrai lorsque j'aurai reçu le rapport de l'inspection des finances, mais j'aurai certainement l'occasion d'y revenir dans la suite du débat.

M. le président. La parole est à Mme Christiane Kammermann, pour la réplique.

Mme Christiane Kammermann. Je vous remercie d'avoir répondu à mes questions, monsieur le ministre. Je ne prolongerai pas davantage mon intervention, pour faire plaisir à M. le président. (Sourires.)