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Enseignement de « l'identité de genre » en première

13e législature

Question écrite n° 19355 de Mme Marie-Thérèse Hermange (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 07/07/2011 - page 1752

Mme Marie-Thérèse Hermange attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'enseignement en première, dans le cadre des sciences et vie de la terre, de « l'identité de genre ».
Un passage du bulletin officiel daté du 30 septembre 2010 intitule le chapitre concerné « Devenir homme ou femme ». Il postule que la sexualité s'acquiert culturellement niant le rôle du biologique dans l'identité sexuelle.
Décrire un comportement étranger au mécanisme biologique a-t-il sa place dans une matière scientifique qui tend justement à les étudier ? Cela ne relève-t-il pas plutôt des sciences sociales et plus particulièrement de l'anthropologie ou de la philosophie ?
Par ailleurs, cette théorie remet implicitement en question l'altérité sexuelle et la procréation : la remise en question de l'identité sexuelle corporelle pose de nombreuses questions concernant la condition humaine, la reproduction et l'organisation de la société. Une telle révolution de pensée ne mérite-t-elle pas un débat entre experts, élus et représentants de la société civile ?
Enfin, alors que les lycéens construisent leur identité et leur personnalité, il n'est pas opportun de remettre en question un fondement anthropologique majeur, véritable repère structurant à leur âge.
Devant un tel constat, elle lui demande, d'une part, de retirer ces manuels de la vente afin qu'ils soient révisés très rapidement, et, d'autre part, que ce chapitre ne puisse faire l'objet d'un sujet à l'épreuve du baccalauréat.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.