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CAPES de langues régionales

13 ème législature

Question écrite n° 19396 de M. Yannick Botrel (Côtes-d'Armor - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 07/07/2011 - page 1753

M. Yannick Botrel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les menaces que font peser sur le développement des langues régionales la non-ouverture de places au concours du CAPES 2012 pour les langues régionales.

Cette décision est particulièrement préjudiciable au breton. Si deux postes par an étaient ouverts par an jusqu'à présent, la suppression du concours lui-même laisse planer de nombreuses inquiétudes sur l'avenir de l'enseignement de la langue.

On assiste pourtant actuellement à une réduction du nombre d'enseignants de breton due en partie au non-remplacement des départs à la retraite. La situation empirerait donc si la suspension du CAPES de langues régionales devenait effective.

Or un niveau de recrutement convenable apparaît essentiel au maintien de l'enseignement des différentes langues et cultures. Il est à craindre qu'une réduction des moyens alloués au breton aille de pair avec une diminution de la pratique et de l'apprentissage de la langue elle-même.

Aussi, il lui demande de bien vouloir revenir sur cette décision, afin de permettre le développement de l'enseignement des langues régionales.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 191

La préservation et la transmission de cet élément de la richesse du patrimoine culturel et linguistique national que représentent les langues et cultures régionales, dont le breton, sont l'objet de toute l'attention des services du ministère de l'éducation nationale qui, au travers de ses actions, s'emploie à améliorer les conditions de leur enseignement et de leur diffusion. L'ouverture de 2 postes dans la section du CAPES de breton pour la session 2012 des concours du second degré, comme les années précédentes, en témoigne. Le nombre de postes proposés aux concours nationaux de recrutement des enseignants du second degré est arrêté, dans le respect du plafond d'emplois voté en loi de finances, en tenant compte de plusieurs paramètres dont le nombre de départs en retraite, les prévisions d'effectifs d'élèves ainsi que les éventuelles évolutions pédagogiques. Pour la session 2013, les besoins de recrutement seront donc réexaminés, de manière à assurer la meilleure adéquation possible entre les recrutements et les besoins d'enseignement.