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Privatisation de la pré-scolarisation, un danger lié au désengagement de l'État

13 ème législature

Question écrite n° 19711 de M. Jacques Mahéas (Seine-Saint-Denis - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 28/07/2011 - page 1966

M. Jacques Mahéas attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le développement de la privatisation de la pré-scolarisation.

Dans le contexte actuel de suppressions de postes, qui réduit drastiquement la scolarisation des enfants de deux à trois ans pour économiser des enseignants, les familles se tournent vers l'offre du secteur privé. En une décennie, la scolarisation publique dite précoce est passée de 34,5 % à la rentrée 2000 à 13,6 % à la rentrée 2010, une moyenne qui cache également de fortes disparités régionales. Les écoles privées sous contrat commencent donc à se saisir de l'opportunité, afin d'accueillir, moyennant financement, les enfants de moins de trois ans. Le coût pour les familles est en moyenne de 90 euros par mois, soit infiniment moins que l'inscription en crèche, halte-garderie ou en garde à domicile .... Le journal Le Monde évoque l'estimation du coût de fonctionnement pour la collectivité, d'une place en petite section de maternelle à 4000 euros par an, contre 10 000 euros chez une assistante maternelle et 15 000 euros en crèche.

C'est pourquoi il lui demande de reconsidérer rapidement la possibilité d'accueillir des jeunes enfants entre deux et trois ans en école maternelle, notamment dans le département de la Seine-Saint-Denis dont il est élu, afin d'appliquer un principe d'égalité entre les familles et ne pas privilégier, outre mesure, les écoles privées.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.