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Maintien pérenne du train Le Cévenol

13 ème législature

Question écrite n° 20120 de Mme Françoise Laurent-Perrigot (Gard - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/09/2011 - page 2415

Mme Françoise Laurent-Perrigot attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la suppression de la liaison Nîmes-Marseille à partir de 2013 et donc l'amputation d'une partie, importante, du Cévenol.

Cette décision et les explications justificatives ont provoqué une vive réaction de la part des élus et du public. Ainsi, l'argument d'une gare Saint-Charles surchargée en raison de l'augmentation du nombre de trains sur la ligne Rhin-Rhône a été balayé, cette section de territoire ne comptant que six trains. La suppression de la liaison la plus fréquentée a aussi laissé dubitatif.

Le risque majeur est un changement progressif de statut du Cévenol : de train grande ligne à TER. C'est donc l'avenir de la ligne des Cévennes dans son ensemble qui pourrait être menacée et notamment ses sections les plus enclavées, là où la circulation du Cévenol est peut-être la plus importante en termes de service pour les populations isolées, parfois vieillissantes et privées d'axes de communication structurants.

Il est aussi paradoxal que cette décision intervienne au moment où des travaux importants vont être engagés, notamment, cet automne sur la partie Alès-Nîmes avec le viaduc de Courbessac ou encore en 2013 entre Langeac et Langogne. Alors que la convention des TET dans laquelle figure le Cévenol doit être gage d'améliorations, le Cévenol risque donc d'être amputé d'une liaison historique, majeure, stratégiquement et commercialement capitale.
La fin de la convention des TET prévue en 2013 pourrait donc sonner comme une marche en arrière pour le Cévenol, contraire à l'objectif de ladite convention. Cela traduirait l'absence de volonté d'amélioration de la SNCF de la plupart des trains grande ligne figurant dans la convention des TET. Déjà, il semblerait que les efforts se concentrent sur une dizaine de trains, alors quarante trains figurent dans cette convention.

Elle demande que toutes les dispositions soient prises pour que le Cévenol, en 2013 et les années suivantes, continue d'assurer une liaison Clermont-Ferrand - Marseille.



Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

publiée dans le JO Sénat du 22/12/2011 - page 3280

La relation Clermont - Nîmes - Marseille fait partie des 40 lignes d'équilibre du territoire (TET) retenues dans la convention signée entre l'État et la SNCF, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2011. Cette convention prévoit que le Cévenol sera limité au parcours Nîmes - Clermont à partir de décembre 2012. Jusqu'en décembre 2012, ce train continuera à desservir Marseille. Cependant, les difficultés considérables pour tracer le sillon aller-retour entre Nîmes et Marseille obligent à faire circuler ce train par la ligne non électrifiée de Port-de-Bouc. Cette modification, si elle permet de conserver la section Nîmes - Marseille en 2012 conformément à la convention, conduit à une augmentation très sensible du temps de trajet, en particulier dans le sens Clermont - Marseille (+ 39 minutes). Ces difficultés confirment le bien-fondé de la limitation à Nîmes du Cévenol, train qui a pour vocation première de desservir le Massif central de Clermont à Nîmes. L'engagement de l'État au travers de la convention permet de pérenniser cette liaison essentielle à la vie quotidienne de nos concitoyens en lui reconnaissant sa mission de service public. Cette desserte sera en correspondance d'une part, à Clermont-Ferrand avec les Téoz reliant la capitale de l'Auvergne à Paris et d'autre part, à Nîmes avec les nombreuses dessertes TGV, TET et TER de l'axe languedocien.