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Traces d'iode radioactif en France

13 ème législature

Question écrite n° 21023 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 24/11/2011 - page 2962

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la découverte de traces d'iode radioactif en France. En effet, ces traces d'iode 131 auraient été détectées dans l'air, dans notre pays, par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces traces ont également été détectées en Hongrie, en Allemagne et en République tchèque. Aujourd'hui, l'Institut ne connaît ni la date ni l'origine de ces traces d'iode. Le fait qu'il n'y ait pas un diagnostic clair et précis est très inquiétant et peu rassurant. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures urgentes que le Gouvernement entent prendre pour avoir un diagnostic précis, et plus particulièrement sur l'origine de ces traces d'iode radioactif.



Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

publiée dans le JO Sénat du 16/02/2012 - page 416

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a réalisé des mesures de l'iode dans le cadre de la surveillance spécifique mise en place sur le territoire métropolitain. Des valeurs supérieures aux limites de détection des appareils de mesure ont globalement été relevées sur des prélèvements réalisés entre le 2 et le 10 novembre 2011 et concernent essentiellement des stations situées à l'ouest d'une ligne Biarritz/Strasbourg. Toutefois, les niveaux d'iode 131 mesurés apparaissent infimes, de l'ordre de quelques µ Bq/m3, très proches des limites de détection des appareils de mesures utilisés. Les résultats obtenus par l'IRSN sur des prélèvements effectués après le 10 novembre sont tous inférieurs aux limites de détection, montrant ainsi que l'épisode de pollution radioactive en France n'a duré que quelques jours au cours des dix premiers jours de novembre. Ces différents résultats confirment qu'en France, les traces d'iode 131 décelées dans l'air sont très faibles et sans risque pour la santé. D'après les informations fournies par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans son communiqué de presse du 17 novembre 2011, les rejets d'iode 131 avaient pour origine l'Institut des isotopes de Budapest (Hongrie). Les autorités hongroises indiquent que l'activité totale de l'iode 131 rejeté à l'atmosphère serait de 342 GBq (gigabecquerel) entre le 8 septembre et le 16 novembre dernier, avec un rejet principal de 108 GBq qui se serait produit sur 48 heures, entre le 12 et le 14 octobre. L'émission se serait faite par la cheminée de l'installation, d'une hauteur de 80 mètres.