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Mesures compensatoires attribuées à la filière fruits et légumes à la suite de l'épidémie causée par la bactérie Escherichia coli

13 ème législature

Question écrite n° 21212 de M. Edmond Hervé (Ille-et-Vilaine - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 01/12/2011 - page 3046

M. Edmond Hervé attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les mesures d'urgence adoptées par la Commission européenne pour compenser les pertes des producteurs de fruits et légumes suite à l'épidémie causée par la bactérie Escherichia coli, pour la période comprise entre le 26 mai et le 30 juin 2011.
En effet, compte tenu de l'importance de la filière fruits et légumes en France, la FRSEA Bretagne – fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de Bretagne – s'étonne de la faible enveloppe allouée à la France : 1,6 million d'euros, soit 0,7% de l'enveloppe globale européenne qui s'élève à 226 millions d'euros.
Cette incompréhension est renforcée par les montants attribués à certains autres États membres (Allemagne et Pologne) alors même que les volumes de la filière fruits et légumes dans ces pays sont largement inférieurs à ceux de la France.
C'est pourquoi, il lui demande de bien vouloir vérifier que les montants compensatoires dans les autres pays de l'Union européenne sont réellement utilisés dans le cadre défini par le règlement européen.



Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire

publiée dans le JO Sénat du 29/12/2011 - page 3325

À la suite de l'épidémie provoquée par la bactérie Eceh en Allemagne, associée à tort, au moment de son déclenchement, à la consommation de concombres d'origine espagnole, le marché du concombre et de la tomate ont été gravement perturbés pendant plusieurs semaines. Cela s'est traduit, au niveau européen, par une diminution très importante des volumes commercialisés de concombres et de certains autres légumes et par un effondrement des prix. Afin de faire face à cette crise d'ampleur européenne, la Commission européenne a mis en place un dispositif exceptionnel de soutien temporaire qui concerne les organisations de producteurs et les producteurs indépendants pour des opérations de retrait et de non-récolte de concombres, tomates, salades, poivrons et courgettes, réalisées sur la période du 26 mai au 30 juin 2011. L'enveloppe européenne prévue pour le financement de ce dispositif a été fixée à 227 € pour l'ensemble des États membres de l'Union européenne. Par exemple, l'indemnité était de 24 centimes d'euros par kilogramme de concombres retiré du marché par des producteurs indépendants, soutien qui pouvait aller jusqu'à 33,6 centimes d'euros pour les producteurs organisés. Le niveau d'indemnité prévu était identique quel que soit l'État membre. En juillet 2011, les États membres ont fait part du montant d'aide nécessaire pour répondre aux demandes d'aides éligibles déposées par les organisations de producteurs et les producteurs indépendants. La Commission européenne, sur la base des opérations de retrait et de destruction effectivement réalisées, a alloué les enveloppes nécessaires à chaque État membre. La France a demandé une enveloppe de 1,6 €, correspondant aux actions de retrait réalisées par les maraîchers français. Le niveau de consommation de l'aide européenne, à la date du 15 octobre 2011, date limite de paiement, atteint 79 % de l'enveloppe européenne initialement prévue. En France, 95 % de l'enveloppe initialement prévue a été payée sur la base des dossiers effectivement présentés. Le dispositif d'aide étant défini au niveau européen, son application fera l'objet de contrôles par la Commission européenne dans les prochains mois, afin de vérifier la conformité des procédures mises en place dans chaque État membre avec les règles d'attribution des aides.