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Devenir du master AGIS

13e législature

Question écrite n° 21395 de M. Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 15/12/2011 - page 3199

M. Jean-Noël Guérini appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la mise en cause par l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) du diplôme universitaire master 2 professionnel Action gérontologique et ingénierie sociale (AGIS).
Ce master de l'université de Provence forme des cadres destinés à travailler auprès des populations vieillissantes. Il est agréé par la direction générale de la cohésion sociale pour exercer les fonctions de directeur d'établissement ou de service médico-social. À la fois théorique et pratique, il est reconnu par les étudiants comme les employeurs et obtient d'excellents résultats en termes d'insertion professionnelle : 70 % des diplômés dans les six mois et 100 % avant un an. De surcroît, ce master est bâti sur le mode de l'alternance et s'autofinance totalement grâce à la formation continue et aux taxes d'apprentissage.
Pourtant la direction générale de l'enseignement supérieur, suivant les recommandations de l'AERES, a rejeté le renouvellement de ce diplôme. Plusieurs témoignages concordants d'acteurs du secteur et de diplômés tendent à prouver que ce choix relève d'une méconnaissance préjudiciable de la gérontologie sociale. En effet, l'AERES émet deux principales critiques : une gouvernance trop professionnelle et un rattachement aux neurosciences. Sur le premier point, la diversité dans le comité pédagogique et de perfectionnement garantit au contraire l'adéquation de la formation universitaire avec la réalité du terrain, conformément aux exigences de la réforme des universités. Quant au second point, il semble assez évident que les neurosciences jouent et joueront un rôle fondamental dans l'approche des troubles qui touchent les personnes âgées, comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
En conséquence, alors que le Gouvernement repousse sans cesse la réforme de la prise en charge de la perte d'autonomie, il lui demande de préserver le master AGIS, formation reconnue, répondant parfaitement aux besoins croissant du monde professionnel du secteur gérontologique.

Transmise au Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche



La question est caduque