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Participation des employeurs à l'effort de construction

13 ème législature

Question écrite n° 21472 de M. Jean-Claude Merceron (Vendée - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 15/12/2011 - page 3204

M. Jean-Claude Merceron attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du logement sur les conséquences de la réforme du « 1 % logement », en application de la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion.

Ainsi, la participation des employeurs à l'effort de construction est-elle orientée par l'État et, selon le cadrage portant sur la période 2012-2014, financera à hauteur de 3,25 milliards d'euros des actions de l'Agence nationale de l'habitat et de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine.
Cette situation conduit les comités interprofessionnels du logement à procéder à des arbitrages financiers qui, en Pays de la Loire, pénaliseront les salariés des entreprises et, plus particulièrement, la participation au financement des 45 000 logements supplémentaires programmés dans le cadre de l'accord national interprofessionnel pour le logement des jeunes.
Compte tenu de l'impact des restrictions budgétaires sur l'activité de ces organismes et les projets de vie des salariés, il lui demande de lui indiquer les dispositions qu'il entend prendre pour préserver et conforter les fonds d'Action Logement.



Réponse du Secrétariat d'État chargé du logement

publiée dans le JO Sénat du 12/01/2012 - page 113

Depuis la réforme du « 1 % logement » de 2009 et conformément à la loi du 25 mars 2009, les emplois de la participation des employeurs à l'effort de construction (PEEC), définis jusqu'alors par voie conventionnelle entre l'État et les organisations syndicales et patronales membres de l'Union d'économie sociale du logement (UESL), sont arrêtés par décret, pour une durée de trois ans, au terme d'une concertation menée par l'État. Ouverte le 18 mai dernier, la concertation sur le cadrage financier des emplois de la PEEC 2012-2014 s'est poursuivie jusqu'à la réunion conclusive du 27 juillet. Les grands équilibres présentés aux partenaires sociaux à cette occasion sont les suivants : prêts directs aux salariés : 2,25 Md€. L'État partage l'ambition des partenaires sociaux de renforcer le lien entre les entreprises, les collecteurs de la PEEC et les salariés, par des aides directes à l'accession à la propriété et aux travaux, en cohérence avec les outils d'intervention de l'État (PTZ+, écoPTZ etc.) ; financement des HLM : près de 2,8 Md€. Les aides seront maintenues au niveau de 2011, en cohérence avec les objectifs de l'État en matière de construction de logements sociaux (115 000 financés chaque année depuis 2007, contre 40 000 en 2000) ; financement de l'accord national interprofessionnel (ANI) sur l'accompagnement des jeunes dans leur accès au logement du 29 avril 2011 : 420 M€, permettant de financer 45 000 logements/hébergements supplémentaires en trois ans ; financement de l'Association foncière logement (AFL) : 600 M€, dans le cadre d'un recentrage de ses interventions sur la rénovation urbaine ; financement de l'ANAH et de l'ANRU : 3,25 Md€. Prenant en compte les préoccupations des partenaires sociaux sur le schéma d'emploi de la PEEC, l'État a décidé de réduire la contribution d'Action logement au financement des agences de 650 M€ par rapport au précédent triennal ; autres interventions (sécurisation, accompagnement de la mobilité etc.) : 1,55 Md€. Au total, près de 11 Md€ seront ainsi investis, en trois ans, dans la politique du logement, sans mettre en péril la pérennité financière du modèle d'Action logement, dont la trésorerie restera positive sur toute la période. Dans le cadre de la concertation, le Gouvernement s'est attaché à trouver le meilleur compromis possible entre les projets des partenaires sociaux et leur contribution au financement des projets d'intérêt général conduits par l'ANAH et l'ANRU. L'équilibre atteint respecte pleinement cet objectif. Le cadrage financier arrêté à l'issue de cette concertation permet donc d'atteindre les objectifs rappelés par l'État lors des premières rencontres : garantir la pérennité financière d'Action logement ; mettre en œuvre les priorités des partenaires sociaux, en particulier l'Accord national interprofessionnel (ANI) pour le logement des jeunes ; développer une offre de logements locatifs économiquement accessibles ; renforcer le lien entre les salariés, les entreprises et Action logement ; mobiliser Action logement pour le financement de la rénovation urbaine, de l'amélioration du parc privé et de la lutte contre l'habitat indigne.