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Maintien du projet d'hôpital psychiatrique sur le site Bel-Air de Thionville

13e législature

Question orale n° 1581S de M. Jean-Marc Todeschini (Moselle - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 26/01/2012 - page 223

M. Jean-Marc Todeschini appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé au sujet de la récente annonce de l'agence régionale de santé de remettre en cause le projet de rattachement des secteurs de psychiatrie sur le site Bel-Air de Thionville, qui devait initialement intervenir en 2013.

En effet, l'ARS avait dans un premier temps validé le déménagement de l'unité de psychiatrie par une décision de février 2010. Elle souhaite maintenant s'accorder du temps afin de réfléchir à l'organisation territoriale de la psychiatrie, ce qui au mieux, risque de retarder le début des travaux, et, dans le pire des cas, va conduire à l'abandon pur et simple de ce projet d'aménagement, pourtant indispensable pour répondre à des exigences d'offre de soins de qualité et de sécurité.

Ce revirement intervient de manière d'autant plus surprenante que l'opération de reconstruction de la psychiatrie a été reconnue comme essentielle par l'État qui a déjà apporté 8 millions d'euros en 2007 dans le cadre du plan régional d'investissement en santé mentale pour une opération qui s'élève à 11 millions d'euros. En outre, des réalisations préparatoires à la construction ont déjà été effectuées : le permis de construire a été déposé, les appels d'offres ont déjà été lancés, et les travaux préalables de parking et de réseaux ont également été réalisés.

Cette annonce provoque en conséquence une vive inquiétude ainsi qu'un grand malaise au sein des équipes soignantes. En effet, ce revirement va à l'encontre de la volonté de l'ensemble des professionnels de santé des secteurs concernés du CHR, ainsi que de ses élus-administrateurs. Ces différents acteurs rappellent que la suppression de l'activité de psychiatrie au sein de l'hôpital public tel que semble l'envisager l'ARS va rendre totalement impossible l'accès à des soins de proximité pour des patients déjà fragilisés par une maladie mentale. Les patients seront alors contraints à une hospitalisation éloignée de leur domicile, ce qui aura pour effet de compliquer les démarches de soins, et, en particulier, les projets de retour à domicile et de réhabilitations psycho-sociales.

Dans ces conditions, il lui demande s'il compte intervenir auprès de l'ARS de Lorraine afin de faire respecter les engagements pris de longue date de voir offrir en Moselle nord une psychiatrie intégrée au sein du CHR, afin de répondre aux recommandations de bonnes pratiques en termes de prise en charge à la fois somatique et psychique en santé mentale.



La question est caduque