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Fermetures de filières dans les lycées des Yvelines

13e législature

Question écrite n° 22237 de M. Philippe Esnol (Yvelines - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/2012 - page 316

M. Philippe Esnol attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'inquiétude suscitée, au sein de la communauté éducative, par la fermeture de plusieurs filières dans les lycées des Yvelines. Plusieurs exemples récents illustrent ce repli dans les missions et les moyens que se donne l'éducation nationale, à rebours de la nécessité d'investir, pour l'avenir, dans l'excellence de la formation, la diversité des parcours et la qualité de l'offre pédagogique.

Ainsi, ce sont deux filières STG (sciences et techniques de gestion) qui ont été fermées dans les Yvelines, suite à la mise en œuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire. Aucune explication légitime ne semble en mesure de justifier les décisions de suppression des classes concernées au sein du lycée Louis de Broglie, à Marly-le-Roi, ainsi que du lycée Alain, au Vésinet.
Ces décisions ont profondément affecté l'ensemble de la communauté éducative des deux lycées, professeurs et encadrement pédagogique, élèves et parents d'élèves, qui ont ensemble adressé une pétition, rassemblant l'une un millier de signatures et l'autre 1 500, en guise de protestation contre ces fermetures.
Celles-ci signifient pour les élèves du lycée Louis de Broglie une véritable délocalisation, puisque les lycées les plus proches assurant un tel enseignement sont à Saint-Germain-en-Laye ou La-Celle-Saint-Cloud, voire à Poissy ou Rambouillet. Il en va de même pour les élèves du lycée Alain au Vésinet.
La région Ile-de-France s'est d'ailleurs émue de ces décisions, qui appartiennent en propre à l'éducation nationale. Il rappelle en effet à ce titre que, si la région Ile-de-France fournit certes des indications en termes de normes de sécurité quant à l'accueil des élèves, elle s'oppose manifestement et clairement à ces décisions de fermeture de classes, que seuls le rectorat et l'éducation nationale ont le pouvoir de prendre – mais aussi de lever lorsque nécessaire, comme c'est le cas en l'espèce.
Les bons résultats des élèves des filières STG au baccalauréat, aussi bien qu'en termes de poursuite d'études, devraient pourtant encourager le ministère à accroître leurs moyens et favoriser leur développement, plutôt que de les sanctionner pour de pures raisons comptables, sans la moindre concertation préalable ou la moindre considération pour ces élèves, leurs familles et leurs professeurs.

Par ailleurs, il s'émeut également des évolutions concernant l'option musique au sein du lycée des Pierres Vives de Carrières-sur-Seine.
D'ores et déjà, il est rapporté que les dérogations pour les élèves musiciens hors secteur sont dorénavant refusées, alors même que la filière musique constitue une spécificité qui caractérise ce lycée. Le gouvernement actuel ayant pris soin de supprimer lui-même la carte scolaire, de tels refus n'ont aucune raison d'être.
C'est pourquoi, à l'instar de nombreux personnels enseignants et non enseignants du lycée, des élèves et des parents d'élèves, il s'inquiète de l'avenir que le ministère entend réserver à l'option musique du lycée des Pierres Vives de Carrières-sur-Seine.


Il lui demande donc de bien vouloir reconsidérer ces décisions de fermetures des filières STG au sein du lycée Louis de Broglie à Marly-le-Roi et du lycée Alain au Vésinet. Il lui demande également de préciser ses intentions quant au devenir de l'option musique du lycée des Pierres Vives de Carrières-sur-Seine, qui doit continuer de rayonner au-delà des frontières purement administratives et au service des jeunes élèves musiciens des Yvelines.

Transmise au Ministère de l'éducation nationale



La question est caduque