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Démographie des gynécologues médicaux

14e législature

Question écrite n° 04087 de M. Yves Détraigne (Marne - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 24/01/2013 - page 234

M. Yves Détraigne attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la question de la démographie des gynécologues médicaux.

Suite au rétablissement de cette spécialité en 2003 après 17 ans de suppression, le faible nombre de postes d'internes qui lui est attribué ne permet pas de pallier les départs en retraite des gynécologues médicaux.

Ainsi, selon les chiffres de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé, le nombre de gynécologues médicaux actuellement en exercice ne permet plus qu'à un quart de femmes en âge de consulter d'être suivies.

Aussi, et afin d'éviter la disparition progressive de cette spécialité pourtant essentielle pour la santé de millions de femmes, il paraît urgent d'augmenter de manière probante le nombre de gynécologues médicaux à former chaque année.

En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre concernant le nombre de postes ouverts à la gynécologie médicale.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 11/04/2013 - page 1157

Le Gouvernement attache une grande importance au maintien de la profession de gynécologie médicale. En effet, la santé des femmes est une priorité majeure. Les femmes sont attachées à avoir un gynécologue médical. Une enquête publiée en mars 2010 a d'ailleurs démontré que sur un échantillon de 3 000 femmes, 93 % des interrogées souhaitent être suivies par un gynécologue médical pour ses compétences et 60 % parce qu'elles lui font confiance. Plus de 60 % des femmes consultent une fois par an. Le Gouvernement souhaite donc garantir aux Françaises la possibilité d'accéder à un gynécologue médical quand elles le souhaitent. Ainsi, plusieurs réponses ont été apportées concernant la situation démographique de la profession de gynécologue médical. La première mesure est de consolider le DES de gynécologie médicale en tant que spécialité médicale à part entière : le projet de décret qui visait à rendre automatique l'agrément pour la gynécologie médicale des services de gynécologie obstétrique a été retiré. Le nombre de postes offerts à l'issue des épreuves classantes nationales en gynécologie médicale a été porté de 122 entre 2010-2011 et 2014-2015 à 153 entre 2012-2013 et 2016-2017. Enfin, pour permettre une répartition plus équilibrée de ces professionnels, le gouvernement s'est engagé sur la signature de 1 500 contrats d'engagements de service public d'ici 2017 : les bénéficiaires de ce contrat s'engagent à exercer leurs fonctions, à compter de la fin de leur formation, dans des lieux d'exercice spécifiques proposés dans des zones où la continuité des soins fait défaut pour une durée minimale équivalente à celle correspondant au versement de l'allocation (avec un engagement minimum de deux ans). Ce dispositif a été conçu dans le but de renforcer l'offre de soins de premier recours sur le territoire ; il offre donc la possibilité d'accompagner très tôt les étudiants en médecine qui souhaitent s'orienter vers la gynécologie médicale.