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Sécurité routière

14e législature

Question écrite n° 04106 de M. Luc Carvounas (Val-de-Marne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 24/01/2013 - page 247

M. Luc Carvounas attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la question de la sécurité routière.

Le 27 novembre 2012, le ministère de l'intérieur a décidé d'installer le Conseil national de la sécurité routière qui ne s'était pas réuni depuis 2008. Cette initiative répond aux chiffres alarmants concernant l'alcoolémie ainsi que la consommation de stupéfiants en particulier chez les jeunes.

La même semaine, une policière municipale de la ville de Saint-Mandé s'est fait renverser par un chauffard contrôlé avec un fort taux d'alcool dans le sang. Ce fait divers nous rappelle la série de piétons renversés par des chauffards alcoolisés voire sous l'emprise des stupéfiants d'il y a quelques mois.

De plus, le ministère a publié des chiffres inquiétants quant aux taux d'accidents et de mortalité chez les 18-24 ans ainsi que pour les conducteurs de deux-roues.

Il lui demande quelle sera l'action du Gouvernement afin de sensibiliser les jeunes aux risques de l'alcoolémie et de l'usage de stupéfiants au volant.



Réponse du Ministère de l'intérieur

publiée dans le JO Sénat du 29/08/2013 - page 2512

Le ministre de l'Intérieur a relancé les travaux du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) le 27 novembre 2012 afin que cette instance puisse proposer au Gouvernement des mesures permettant d'atteindre un nouvel objectif, diviser par deux d'ici à 2020 le nombre de morts sur les routes. La politique de sécurité routière demeure donc une priorité pour le Gouvernement. Le CNSR mène ses travaux en concertation avec les différents acteurs impliqués dans la lutte contre l'insécurité routière. Il a organisé son travail en installant quatre commissions : « alcool, stupéfiants, vitesse », « deux-roues et deux-roues motorisés », « outils technologiques et infrastructures routières » et « jeunes et éducation routière ». Il est également assisté d'un comité des experts. Le CNSR présentera, avant la fin de l'année 2013, ses recommandations afin d'atteindre l'objectif fixé pour 2020. Par ailleurs, de très nombreuses actions sont menées et soutenues quotidiennement par la Sécurité routière et ses partenaires sur l'ensemble du territoire, dans le cadre des plans départementaux d'actions de sécurité routière. Ainsi, au titre de l'année 2013, le budget prévisionnel consacre plus de 8 millions d'euros aux actions de sensibilisation, notamment envers les jeunes aux risques de l'alcoolémie et de l'usage de stupéfiants au volant (interventions dans les écoles, les universités, les établissements de nuit, les rassemblements festifs et les festivals, ...).