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Situation des malades atteints de la borréliose de Lyme

14e législature

Question écrite n° 05133 de M. Alain Fauconnier (Aveyron - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 07/03/2013 - page 733

M. Alain Fauconnier remercie Mme la ministre des affaires sociales et de la santé pour sa réponse à sa question n° 02868 relative au développement de la maladie de Lyme, publiée dans le JO Sénat du 20 décembre 2012. Mais il lui semble nécessaire d'attirer à nouveau son attention sur cette grave pathologie, prétendument « rare », qui, en fait, est toujours mal diagnostiquée, selon l'association Lyme sans frontières, qui soutient ceux qui, de plus en plus nombreux, en sont atteints. Malgré les efforts déployés pour la combattre par un certain nombre d'infectiologues, au premier rang desquels le professeur Montagnier, il semble en effet qu'une certaine errance thérapeutique, fort coûteuse à la sécurité sociale et malheureusement sans effet sur les patients, soit toujours d'actualité en la matière, en partie parce que les autorités sanitaires refusent de prendre en compte les savoirs techniques des médecins de terrain confrontés à cette pathologie endémique. Ainsi l'ouverture d'une commission sur la maladie de Lyme, si louable soit-elle, ne saurait, d'une part, compenser la fermeture du laboratoire d'analyses médicales Schaller de Strasbourg et, d'autre part, vaincre les réticences de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour chercher des solutions à ce problème. C'est pourquoi il lui demande si son administration compte aller « plus loin » dans la lutte contre la borréliose de Lyme.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 31/10/2013 - page 3146

La symptomatologie, le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme sont bien documentés en cas de morsure récente. Par contre en cas de morsure ancienne et devant des symptômes non spécifiques, les attitudes diagnostiques et thérapeutiques ainsi que les aspects nosologiques méritent d'être reprécisés. Ainsi, dans le contexte de controverse actuel, la ministre des affaires sociales et de la santé a saisi le haut conseil de la santé publique (HCSP) pour obtenir un état actualisé des connaissances sur l'épidémiologie, les techniques diagnostiques et les orientations de traitement de cette affection ainsi que les axes de recherche éventuels.