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Désengorger les services des urgences hospitalières

14e législature

Question écrite n° 05139 de M. Yves Détraigne (Marne - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 07/03/2013 - page 733

M. Yves Détraigne attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les difficultés que connaissent les services des urgences hospitalières où le manque de lits, de médecins urgentistes et d'infirmiers empêche de répondre à la demande.

Ainsi au centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, le personnel urgentiste a récemment menacé de démissionner en bloc pour dénoncer le « manque flagrant de moyens » nécessaires pour assurer la sécurité des malades.

De même, la chef du service du centre hospitalier de Roubaix, présente depuis trente ans dans le service, vient de remettre sa démission en rappelant que la fréquentation des urgences avait augmenté de 30 % en moins de deux ans sans pour autant voir une augmentation des effectifs.

Enfin, des urgentistes parisiens viennent de dénoncer le projet de fermeture en 2013 du service d'urgences de l'Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital de Paris, qui risque, selon eux, de menacer les urgences des autres hôpitaux parisiens déjà surchargés et qui ne pourront absorber ni les 90 000 patients qui consultent chaque année à l'Hôtel-Dieu ni les 4 000 malades qu'il faudra hospitaliser en plus des leurs.

Ces exemples démontrent, si besoin en était, la nécessité de revenir sur la politique de non-remplacement des départs : les hôpitaux auraient perdu
50 000 emplois en cinq ans et, pour 2013, la Fédération hospitalière de France craint une perte supplémentaire de 20 000 emplois.

Considérant qu'une des promesses de campagne du candidat François Hollande était l'accès aux urgences en moins de 30 minutes pour chaque Français, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle envisage de prendre afin de redonner aux services des urgences les moyens d'accueillir les patients dans les meilleures conditions.

Transmise au Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes



La question est caduque