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Risque de pénurie de médecins généralistes dans l'agglomération paloise

14e législature

Question écrite n° 05541 de Mme Frédérique Espagnac (Pyrénées-Atlantiques - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 28/03/2013 - page 982

Mme Frédérique Espagnac attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le risque de pénurie de médecins généralistes dans certaines zones de notre pays.
Avec 84 médecins généralistes, l'agglomération paloise est, pour le moment, le secteur du Béarn le mieux pourvu en médecins généralistes. Or, cela ne devrait pas durer. En effet, alors que la population de l'agglomération ne cesse d'augmenter, le nombre de médecins ne cesse, lui, de diminuer.
Depuis 2006, alors que douze médecins ont pris leur retraite, seuls quatre nouveaux médecins se sont installés dans l'agglomération paloise. Compte tenu des informations disponibles, cette situation ne devrait pas s'inverser dans les cinq années qui viennent sauf intervention de l'État.
Les cabinets de médecins généraliste de l'agglomération paloise commencent à saturer, notamment, dans les zones les plus urbanisées.
Dès lors, elle souhaiterait savoir quelles solutions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour pérenniser l'offre de soins de proximité aux habitants de l'agglomération paloise.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 05/12/2013 - page 3487

Il peut être observé que le nombre de médecins généralistes dans les pyrénées atlantiques s'est accru de 3 % en 5 ans. On note ainsi des niveaux d'installation différenciés selon les zones du département, les nouvelles installations, dans le cadre du libre choix d'installation des médecins, s'effectuant de façon plus importante au niveau de la côte basque. L'indicateur de 84 médecins généralistes se rapportant à la seule ville de Pau pour une population de 84 036 habitants (RP 2008), le différentiel mis en avant de 8 médecins en 6 ans correspond à la perte d'un médecin par an soit une baisse de 1 % par an environ. La situation de la ville de Pau ne fait pas craindre à moyen terme de problèmes d'accessibilité aux soins, à l'inverse de certaines zones du piémont pyrénéen, pour lesquelles les études d'accessibilité font d'ores et déjà apparaitre des zones déficitaires. Bien entendu, c'est sur ces zones que va porter l'essentiel de l'effort en termes d'incitations financières et matérielles à l'installation de jeunes médecins ou de création de maisons de santé pluridisciplinaires ou de développement des contrats d'engagement de service public. Pour autant, les mesures d'ordre plus général, à savoir l'ajustement du numérus clausus et, à plus court terme, le relèvement du nombre d'internes de médecine générale de la région Aquitaine (50 internes par an en 2006 pour 200 internes par an en 2012, dont 70 sur les 2 centres hospitaliers de la ville de Pau), qui permettent de faire connaitre aux étudiants l'environnement Palois et les structures sanitaires de la ville de Pau à travers ses centres hospitaliers, le relèvement du nombre de stages de médecine générale au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques (14 internes actuellement en stage chez le praticien dans le Béarn), qui favorisent également les implantations locales, sont de nature à stabiliser les flux de personnel médical au niveau de la ville. Signalons enfin la présence de SOS Médecins qui, sur des horaires assez étendus, contribue à l'accessibilité à un médecin généraliste au niveau de la ville.