Situation de la statistique publique
14 ème législature
Question écrite n° 05667 de Mme Marie-Noëlle Lienemann (Paris - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 04/04/2013 - page 1049
Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur l'avenir de la statistique publique.
En effet, le précédent Gouvernement a décidé unilatéralement de créer un centre de la statistique publique à Metz, en y transférant des services entiers qui se trouvaient, jusque-là, dans les directions régionales et les services informatiques de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Or, d'un point de vue financier, il a été estimé qu'il est grand temps de stopper cette opération qui s'apparente à de la gabegie.
Les transferts d'activités de divers points du territoire vers un autre fragilisent les directions régionales de l'INSEE. Leur avenir risque de ne plus être assuré si la tendance actuelle n'est pas infléchie. Les travaux d'études, menés conjointement avec les collectivités locales, pourraient cesser, faute d'informations disponibles et en raison de moyens d'études en diminution. Ces collectivités ont besoins d'analyses fines des territoires. L'implantation des directions régionales de l'INSEE se justifie par les liens nombreux qu'elles entretiennent avec les acteurs locaux. Ces directions régionales se doivent d'avoir une taille critique pour assurer une diversité de profils de leurs agents et pour assurer conjointement l'avenir des missions de la statistique publique et des agents qui les portent.
Il est naturellement essentiel de maintenir la qualité et la pertinence des statistiques publiques.
De plus, la mise en place du centre d'exploitation informatique à Metz menace notamment le centre informatique de Paris ainsi que celui d'Orléans et conduirait, dans un premier temps, à la disparition du service informatique d'Aix-en-Provence.
Enfin, elle l'interroge sur la volonté du Gouvernement de poursuivre la montée en charge d'un pôle messin de la statistique publique, malgré les coûts budgétaires importants, les oppositions de la plupart des acteurs concernés et des organisations syndicales de l'INSEE.
En attente de réponse du Ministère de l'économie et des finances.

