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Maladie du bois et flavescence dorée en viticulture

14 ème législature

Question écrite n° 05709 de M. René Beaumont (Saône-et-Loire - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 04/04/2013 - page 1045

M. René Beaumont attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les difficultés du vignoble bourguignon frappé depuis plusieurs années par les dégâts dus aux maladies du bois (esca, eutypiose, black dead arm). À ces ravages s'ajoute aujourd'hui la progression de la flavescence dorée. Ces maladies ont une conséquence commune, à savoir l'arrachage des pieds, voire des parcelles touchées. En raison de l'impact économique des maladies sur les entreprises viticoles par la baisse de productivité et le coût de remplacement des pieds, mais aussi par le risque de propagation qu'elles représentent, c'est tout le vignoble bourguignon qui est en danger.
Sur la problématique des maladies du bois, les viticulteurs de Bourgogne demandent la mobilisation de crédits suffisants pluriannuels permettant aux équipes de recherche et de développement de mettre en place des programmes importants, généralisables à l'ensemble du vignoble, ainsi que la mise en œuvre d'une réelle coordination de la recherche dans l'objectif d'obtenir des résultats dans un délai acceptable. Ils attendent également la mobilisation des équipes de recherche fondamentale de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et leur collaboration avec les structures de recherche appliquée et de développement afin d'accélérer les synergies, les échanges d'informations et leurs valorisations sur le territoire national.
Concernant les atteintes de la flavescence dorée, il conviendrait de prendre en compte le désarroi des viticulteurs soumis à une obligation d'arrachage par la mise en place d'un ensemble de mesures permettant d'alléger la charge du service rendu à l'ensemble de la filière viticole en limitant l'inoculum par l'arrachage. En outre, il serait nécessaire d'instituer des mesures d'indemnisation du préjudice subi comme cela existe dans d'autres filières végétales ou animales ainsi que des mesures d'accompagnement des exploitations au travers de prises en charge de cotisations sociales ou de dégrèvement d'impôt foncier par exemple. Les viticulteurs sollicitent de plus le soutien aux initiatives permettant de limiter l'impact direct de ces arrachages.
Outre ces mesures, il conviendrait surtout de mettre en place un soutien financier à la réalisation d'une prospection fine car c'est le premier moyen pour identifier et maîtriser la maladie. La prospection est indispensable dans les périmètres de lutte obligatoire, mais doit surtout être réalisée sur l'ensemble du vignoble de Bourgogne. C'est une mesure fondamentale à mettre en œuvre sans délai pour enrayer le développement de la maladie et espérer peut-être réduire son périmètre d'extension. Elle ne sera possible qu'avec des moyens humains, techniques et analytiques importants.
En conséquence, il lui demande quelle suite il entend donner à l'ensemble de ces propositions.



En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.