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Sécurisation de l'abord d'un trou et pouvoirs du maire

14e législature

Question écrite n° 06044 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 25/04/2013 - page 1309

M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur le cas d'une personne qui a obtenu un permis de construire pour un immeuble. L'intéressé a creusé un trou très important pour les fondations, puis a abandonné les travaux. Ceux-ci ont été interrompus pendant deux ans et, ensuite, le permis de construire a été annulé. Le maire a, d'ores et déjà, demandé à l'intéressé de sécuriser les abords du trou. Il lui demande si le maire peut, en plus, obliger la personne qui a creusé le trou à reboucher purement et simplement celui-ci.



Réponse du Ministère de l'égalité des territoires et du logement

publiée dans le JO Sénat du 07/11/2013 - page 3235

L'article R. 424-17 du code de l'urbanisme prévoit que le permis de construire est périmé si les travaux autorisés sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. Dans ce cas, le permis de construire accordé n'a plus d'existence légale. Dès lors, les travaux entrepris, tels ceux se rapportant aux fondations d'un immeuble, sont réputés comme exécutés sans autorisation d'urbanisme. Ces travaux sont par conséquent constitutifs d'une infraction pénale, devant être constatée par l'établissement d'un procès verbal dans les conditions prévues à l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. En cas de condamnation du bénéficiaire du permis de construire devenu caduc, le juge peut assortir sa décision d'une obligation de réaffectation du sol en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur, conformément aux dispositions de l'article L. 480-5 du code de l'urbanisme.