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Canal du Midi

14e législature

Question écrite n° 07290 de M. Alain Chatillon (Haute-Garonne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 04/07/2013 - page 1983

Rappelle la question 06092

M. Alain Chatillon rappelle à M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, les termes de sa question n°06092 posée le 02/05/2013 sous le titre : " Canal du Midi ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

Transmise au Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche



Réponse du Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2013 - page 2213

Le canal du Midi est un des hauts lieux du patrimoine culturel de la France : il a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996, et a été classé au titre des sites en 1997. Les valeurs patrimoniales qui ont justifié cette double reconnaissance nationale et internationale sont aujourd'hui menacées par la propagation rapide de la maladie du chancre coloré du platane qui devrait, selon les estimations, conduire à abattre, à l'échéance de 10 à 20 ans, les 42 000 platanes qui constituent 90 % du linéaire des arbres d'alignement qui bordent le canal. Une telle situation affecterait les nombreux services rendus par le canal, car le double alignement d'arbres qui borde cette infrastructure remplit de multiples fonctions : écologiques (habitat de certaines espèces, limitation des espèces invasives, maintien du niveau et de la température de l'eau), techniques (stabilisation des berges et des digues par le système racinaire des arbres, limitation de l'évaporation), touristiques (aménités du paysage et ombrage des voûtes apportés aux multiples usagers du canal - plaisanciers, promeneurs, cyclistes), économiques (retombées directes ou induites par la fréquentation du canal). Parmi les différents scénarios de gouvernance de l'opération de restauration des alignements, celui relatif à la création d'un groupement d'intérêt public n'a pas été retenu en l'absence de consensus des collectivités. Mais l'opération est d'ores et déjà engagée de façon opérationnelle, la commission supérieure des sites ayant donné un avis favorable, à l'unanimité, le 27 septembre dernier, sur le projet de restauration des plantations. S'agissant du financement de ce projet, les régions et les départements concernés ont donné leur accord de principe sur un montage financier associant la participation de l'État/Voies navigables de France (VNF) pour un tiers, celle des collectivités territoriales pour un tiers et des financements innovants, dont le mécénat, pour un tiers. Les services de l'État et de VNF travaillent dans ce cadre à la mise en place d'un conventionnement associant, sur la durée, l'ensemble des partenaires. Le Gouvernement est attaché à la réalisation du projet, à la fois pour préserver le classement du canal au patrimoine mondial et pour maintenir son attractivité touristique.