Allez au contenu, Allez à la navigation

Dauphins communs

14e législature

Question écrite n° 07787 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 08/08/2013 - page 2304

M. Roland Courteau expose à M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie qu'il y a quelques décennies, les dauphins communs abondaient non loin des côtes de la mer Méditerranée.

Or, force serait de constater qu'aujourd'hui, les populations de dauphins communs seraient en rapide déclin et apparaîtraient comme particulièrement menacées.

La cause principale de cette situation pourrait être la pollution : plastiques, pollutions chimiques, etc. La Méditerranée est en danger.

Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître son sentiment sur cette question et les initiatives qu'il compte prendre, notamment sur le plan international, face à une telle situation.



Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

publiée dans le JO Sénat du 06/03/2014 - page 610

Les populations du dauphin commun de Méditerranée sont effectivement en déclin depuis les années 1970, à tel point que la population a été classée en danger d'extinction dans la liste rouge mondiale de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en 2003. Il s'agit d'une espèce rare dans les eaux françaises et plus généralement dans le nord-ouest du bassin méditerranéen, malgré tout présente dans le sanctuaire Pelagos crée par la France, l'Italie et Monaco en 1999. Elle bénéficie des mesures de protection de ce vaste espace. Comme indiqué dans la question de l'honorable parlementaire, des mesures de protection ne peuvent être prises que dans un cadre de coopération régionale au sein de la Méditerranée, telle que la convention de Barcelone et ses protocoles pertinents et l'accord sur la conservation des cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone atlantique adjacente (ACCOBAMS) auquel la France est partie. L'espèce y bénéficie d'une attention particulière compte tenu de son haut niveau de menace et c'est avec l'accord de tous les pays parties à cet accord qu'a pu être élaboré un plan de conservation pour l'espèce qui vise à réduire les menaces pesant sur elle : pollutions, captures accidentelles dans les engins de pêche, réduction de la ressource alimentaire. L'application de ce plan fait l'objet d'une évaluation régulière par le secrétariat d'ACCOBAMS.