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Inadaptation de la réglementation actuelle relative au loup

14e législature

Question écrite n° 08520 de Mme Hélène Masson-Maret (Alpes-Maritimes - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 10/10/2013 - page 2937

Mme Hélène Masson-Maret attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'inadaptation de la réglementation actuelle relative au loup.

Depuis une quinzaine d'années, avec les attaques répétées du loup, protégé par la convention de Berne de 1979, le quotidien des éleveurs ovins a viré au cauchemar.

Le loup représente aujourd'hui une population d'environ 250 bêtes et les chiffres officieux parlent même de près de quatre cents bêtes. Cette population s'accroît très rapidement, autour de 20 % par an. On estime qu'en 2012 il y a eu 14 000 attaques et 5 000 têtes de bétail tuées.

Le département des Alpes-Maritimes est particulièrement touché, pour deux raisons principales : un paysage très accidenté qui ne permet pas de surveiller les ovins et des troupeaux vivant dans la nature toute l'année.

Un constat s'impose : on a été trop loin dans la protection des loups, et les mesures de régulation mises en place à ce jour sont insuffisantes.

Le « plan loup » adopté le 16 mai 2013 a certes augmenté le nombre de prélèvements de onze à vingt-quatre, mais même si ce nombre était atteint, il n'en resterait pas moins que la population actuelle des loups est trop élevée et que les éleveurs subissent une hausse permanente du nombre de décès d'ovins dus aux loups.

Le nombre résultant du calcul du prélèvement, issu d'un modèle mathématique, censé à la fois préserver l'espèce et empêcher une trop grande prolifération, est insuffisant pour empêcher que les troupeaux continuent à être massacrés. Ce nouveau quota est donc aujourd'hui insatisfaisant pour maintenir un équilibre réel entre loup et pastoralisme. Il est évident qu'il est nécessaire de modifier à la hausse le nombre de loups à prélever.

Elle souhaite donc savoir si le quota de loups à prélever dès cette année pourrait être revu à la hausse afin que la population des loups soit en diminution, après les prélèvements, et ainsi recréer un véritable équilibre entre loup et pastoralisme.



La question a été retirée