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14e législature

Question écrite n° 09022 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 07/11/2013 - page 3198

M. Roland Courteau attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'esca, maladie du bois de la vigne, suite au retrait du marché de l'arsénite de sodium, traitement efficace mais reconnu comme particulièrement toxique.

Il lui indique qu'à ce jour, aucun traitement alternatif n'a pu être mis en œuvre.

Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser où en sont les recherches entreprises par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), face à cette maladie du bois qui touche chaque année de plus en plus de ceps de vigne, ajoutant ainsi aux difficultés rencontrées par les viticulteurs.



Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

publiée dans le JO Sénat du 30/01/2014 - page 267

Les maladies du bois (esca, eutypiose et black dead arm) résultent de l'attaque d'un complexe de champignons qui envahissent le cep, perturbent la circulation de la sève et provoquent à plus ou moins long terme le dépérissement de pans entiers de vignobles. Elles constituent un des dangers phytosanitaires les plus préoccupants pour le vignoble national. Son importance s'accroît d'année en année et l'influence de facteurs environnementaux favorisants ne font qu'aggraver cette situation qui touche plus de 15 % du vignoble. À ce jour, aucun moyen curatif direct contre les maladies du bois n'est disponible. La lutte repose essentiellement sur l'utilisation de mesures prophylactiques qui nécessitent, pour être pleinement efficaces, d'être mises en œuvre de façon coordonnée et surtout généralisée sur l'ensemble d'un vignoble. Les mesures préconisées actuellement sont notamment l'utilisation de plants sains et la mise en œuvre de pratiques culturales qui minimisent les contaminations par les plaies de taille. S'agissant des projets de recherche sur ces maladies, le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a contribué à leur financement à travers plusieurs voies : - appels à projets de recherche appliquée au titre du compte d'affectation spécial au développement agricole et rural (CASDAR) : 1 M€ pour 3 projets conduits sur trois ans, de 2013 à 2015 ; - co-financement de l'interprofession au titre du financement CASDAR des projets relatifs aux maladies du bois ; - participation aux « fonds » de la filière viticole et cidricole de FranceAgriMer (FAM) à hauteur de 2 M€ en 2011, 2012 et 2013 pour la recherche et le développement, ce qui a permis en 2012 de verser 160 000 € pour des projets de recherche sur les maladies du bois de la vigne ; - financements par FAM de projets régionaux à travers les contrats de projets État-Région (CPER). Au niveau européen, le ministre chargé de l'agriculture incite les partenaires de ces programmes de recherche à monter des projets afin de bénéficier des financements communautaires pour la recherche et l'innovation. Dans ce contexte, le projet « COST ACTION », visant à faire financer les déplacements de chercheurs pour des réunions, formation, mises en réseau, a été porté par le ministère chargé de l'agriculture. Ce projet vient d'être accepté et des collaborations entre l'université Reims Champagne-Ardenne et des chercheurs portugais et suisses sont en cours. La France a également demandé l'inscription des maladies du bois de la vigne au programme de travail de la Commission européenne.