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Entretien des bâtiments du jardin d'agronomie tropicale du bois de Vincennes

14e législature

Question écrite n° 09533 de Mme Catherine Procaccia (Val-de-Marne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 28/11/2013 - page 3413

Mme Catherine Procaccia attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur l'entretien des bâtiments du jardin tropical situé dans le bois de Vincennes.

Cet espace accueille des vestiges centenaires issus de l'exposition coloniale du début du XXe siècle et dont plusieurs ont été classés monuments historiques. Certains servent également de lieu de mémoire pour des cérémonies officielles d'anciens combattants.

Ainsi, le pavillon indochinois accueille chaque année la cérémonie du souvenir de l'association nationale des anciens et amis de l'Indochine (ANAI). Toutefois, le peu d'entretien des installations donne une impression d'abandon et reflète un désengagement de l'État.

La Ville de Paris qui est propriétaire du terrain depuis 2003 a procédé à la réouverture du jardin tropical au public qui peut redécouvrir ces infrastructures qui appartiennent à notre patrimoine national. Mais certains bâtiments sont très abîmés en raison de dégradations volontaires, de la tempête de 1999 ou des intempéries.

Elle lui demande s'il compte dialoguer avec l'association pour déterminer avec elle les priorités en matière de réhabilitation. Elle aimerait aussi savoir s'il compte intervenir auprès du maire de Paris, propriétaire du site, et montrer l'engagement du ministère par le déblocage de fonds pour appuyer financièrement cette réhabilitation.

Transmise au Ministère de la culture et de la communication



Réponse du Ministère de la culture et de la communication

publiée dans le JO Sénat du 15/05/2014 - page 1127

La ville de Paris est propriétaire du site et des bâtiments constituant le jardin tropical. Certains de ces bâtiments sont protégés au titre des monuments historiques (arrêtés d'inscription du 1er juin 1994 et du 6 mai 1965). À ce titre, les édifices protégés peuvent prétendre à une subvention pour leur restauration dès lors que le maître d'ouvrage propose un projet. Ainsi, en 2012, la direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France a accordé une subvention à la ville de Paris, pour des travaux de restauration des façades et toitures de la grande pagode du bois de Vincennes, pour un montant de 182 752 €, soit 20 % du montant des travaux projetés. Ces travaux sont programmés en 2014, pour une durée de six mois.