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Inquiétudes des professionnels du tourisme et calendrier scolaire 2014-2017

14e législature

Question écrite n° 09578 de M. Michel Bécot (Deux-Sèvres - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 05/12/2013 - page 3463

M. Michel Bécot attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur les inquiétudes exprimées par les professionnels du tourisme ayant pris connaissance du projet de calendrier scolaire pour la période 2014-2017.

Ils rappellent qu'ils ont toujours été ouverts au dialogue et attentifs à proposer des solutions intégrant au mieux l'équilibre des enfants et leur rythme chronobiologique.

Ils regrettent vivement que ce projet ait été élaboré sans qu'aucune réflexion n'ait été menée sur son impact sur l'activité touristique.

En effet, le calendrier scolaire a une forte influence sur la vie sociale et économique de la France, en particulier sur l'industrie touristique qui représente 7 % du PIB national, 78,7 milliards de chiffre d'affaires et 900 000 emplois.

Or, en raison des décalages successifs des congés de février et de printemps, la fréquentation des stations de montagne durant les vacances de printemps a chuté de 70 % en trois ans, impactant toutes les stations grandes, petites et moyennes.

Facteur aggravant, la proposition de calendrier 2016-2017 propose des départs en congés à mi-semaine. Cette proposition revient à amputer d'une semaine le travail des professionnels du tourisme, ce qu'ils ne peuvent accepter.

Les efforts déployés par la filière pour sécuriser les parcours professionnels des 120 000 saisonniers sont remis en cause.

Ce calendrier scolaire est synonyme pour l'État d'un manque à gagner de 80 à 100 millions d'euros en recettes fiscales.

Les stations du littoral sont également touchées car ce calendrier englobe désormais les « ponts » du mois de mai dans les vacances de printemps, tout en les privant d'un lancement de saison début avril.


Les professionnels du tourisme jugent inacceptable que le calendrier scolaire soit élaboré sans réelle concertation et de manière unilatérale par le seul ministère de l'éducation nationale, en totale contradiction avec les déclarations du président de la République de faire du tourisme une cause nationale en 2014.

Ils rappellent leur attachement à des semaines de vacances pleines, à l'importance de refaire des mois de février et d'avril des mois de vacances, avec l'avancement des départs en vacances pour ces périodes, et au zonage avec, notamment, quatre semaines de vacances en plein cœur de l'hiver.

Ils demandent l'ouverture d'une réelle concertation sur le calendrier scolaire associant toutes les branches professionnelles parties prenantes et que la fixation de ce calendrier ne relève pas du seul ministère de l'éducation nationale mais que les autres ministères concernés soient associés à une réflexion interministérielle, notamment celui du tourisme.

Il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu'elle entend prendre en la matière.




Transmise au Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.