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Avenir du domaine viticole de Vassal

14e législature

Question écrite n° 09763 de M. Raymond Couderc (Hérault - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 19/12/2013 - page 3609

M. Raymond Couderc attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'avenir du domaine viticole de Vassal.

Sur le lido, un long cordon dunaire allant de Sète à Marseillan-Plage, dans l'Hérault, entre l'étang de Thau et la Méditerranée, sont conservées près de 4 000 variétés de vignes de 50 pays, dont 2 400 cépages identifiés. Le domaine de Vassal constitue une collection unique au monde.

La particularité de ce domaine expérimental est qu'il se trouve sur du sable marin, très peu argileux, indemne de phylloxéra et du nématode xiphinema index.

Cette particularité permet une culture de la vigne franche de pied et donc d'éviter le greffage, ce qui se fait sur tous les autres sols.

Or, ce conservatoire ampélographique de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) est aujourd'hui menacé.

En effet, alors que le loyer était inchangé depuis vingt ans, le groupe Listel, le plus grand vignoble privé d'Europe et propriétaire du domaine, précise son intention de multiplier par dix le prix du loyer.

Aussi, un déménagement des 4 000 variétés de vignes vers le site de Pech Rouge, à Gruissan, dans l'Aude, est envisagé. Mais ce site ne dispose pas des particularités géologiques du domaine de Vassal.

Il aimerait donc savoir ce que le Gouvernement entend faire pour permettre de soutenir le domaine de Vassal, afin qu'il puisse continuer à être le pionnier qu'on sait dans le domaine de la conservation des vignes.



Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

publiée dans le JO Sénat du 03/04/2014 - page 858

La préservation de la collection génétique de plants de vigne constituée par l'institut national de la recherche agronomique (INRA), actuellement à Vassal, fait l'objet d'une attention particulière. En effet, les aspects techniques, scientifiques, sanitaires et pédo-climatiques doivent être pris en compte, aussi bien dans l'hypothèse de son maintien sur son site actuel que dans celle de son transfert. La richesse exceptionnelle de cette collection de plants qui est rassemblée sur un site unique en fait aussi sa fragilité. Sa sécurisation paraît donc nécessaire. La constitution d'un conservatoire cryogénique abritant des doubles des plants gardés en pleine terre pourrait constituer une solution. Les services du ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt vont mettre en place, dans les meilleurs délais, un groupe de travail avec l'INRA, l'Institut français de la vigne et du vin (IFV) et les porteurs d'enjeux impliqués dans la filière viti-vinicole. Ils communiqueront au ministre des propositions concernant l'avenir de cette collection génétique et les modalités de sa conservation, auxquelles il prêtera la plus grande attention.