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Avenir de l'établissement français du sang Centre-Atlantique

14e législature

Question orale n° 1107S de M. Jean-Jacques Filleul (Indre-et-Loire - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 16/04/2015 - page 843

M. Jean-Jacques Filleul attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l'avenir du l'établissement français du sang Centre-Atlantique, situé dans le département de l'Indre-et-Loire.

L'E.F.S Centre-Atlantique, créé au démarrage de l'Établissement français du sang lors de sa constitution au 1er janvier 2000, fait partie d'une des quatorze régions métropoles, composée des régions Centre et Poitou-Charentes.

La direction régionale a été basée à Tours dès sa création, en 2000. En 2008, elle s'est installée dans un bâtiment dont elle est propriétaire.

En 2010, l'activité de recherche a été transférée au bénéfice du site E.F.S de Toulouse. En 2013, l'activité de banque de tissus du Grand-Ouest - qui consiste en la réception, la préparation, la conservation, la qualification et la distribution des tissus issus du corps humain - a été consolidée sur Tours, en regroupant les sites des régions administratives Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Poitou-Charentes. En octobre 2014, l'E.F.S Centre-Atlantique a perdu l'activité de qualification biologique des dons (QBD), au bénéfice de celui d'Angers.

Et voilà qu'en janvier 2015, le président de l'établissement a annoncé la scission de la région actuelle, afin de correspondre au redécoupage des futures régions, conformément à la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015.

Pour la région EFS Centre-Atlantique, cette scission est un cas unique au sein de l'établissement français du sang, car elle est la seule région à devoir être découpée pour rejoindre quatre autres régions administratives : Poitou-Charentes vers les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, puis Centre vers les régions Centre et Pays-de-la-Loire, pour ensuite intégrer ultérieurement la Bretagne.

La direction régionale pourrait disparaître de Tours pour être transférée vers Nantes, dans un premier temps, puis, dans un proche avenir, vers Rennes. Ce site tourangeau deviendrait alors un simple site transfusionnel classique, avec une banque de tissus comme seule activité. Ce démantèlement n'est pas envisageable.

Conserver la direction régionale à Tours, avec l'ensemble de ses services (prélèvement, financiers, contrôle de gestion, ressources humaines, achats, juridique, informatique, communication, technique et logistique), permettrait à Tours de rester une place forte de la transfusion sanguine. Sa proximité avec le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) - que la ministre connaît parfaitement - et les programmes de recherche de l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) plaident pour cette solution compréhensible pour tout le monde et, en particulier, pour les personnels. Le site géographique de Tours est idéal pour constituer une véritable plateforme de liaison logistique, au regard de ses nombreux axes autoroutiers et ferroviaires vers la région Pays de la Loire.

De plus, la proximité avec Paris est loin d'être négligeable, au vu des nombreux déplacements de ses collaborateurs au siège, situé à La-Plaine-Saint-Denis.

Depuis plusieurs années, les besoins en sang sont criants et les donneurs manquent, ce qui occasionne régulièrement des campagnes de sensibilisation citoyenne. Développer le don et la collecte de sang est un enjeu de santé publique.

L'importance des établissements comme celui de Tours n'étant pas à prouver en la matière, il lui demande comment elle entend maintenir en Touraine l'EFS Centre-Atlantique.



La question a été retirée