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Mise en danger des randonneurs par les chiens de protection des troupeaux

14e législature

Question écrite n° 16336 de Mme Patricia Morhet-Richaud (Hautes-Alpes - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 21/05/2015 - page 1170

Mme Patricia Morhet-Richaud attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la mise en danger des randonneurs par les chiens de protection des troupeaux. L'absence de régulation efficace du loup conduit à des constats toujours plus alarmants, au fil des années, et à des situations de très grande détresse chez les éleveurs mais aussi chez les élus locaux démunis face à des attaques de loup qui se répètent et s'amplifient sans que les pouvoirs publics ne soient en mesure d'apporter une réponse à la hauteur des enjeux.
Dans son seul département, celui des Hautes-Alpes, pour l'année 2014 on dénombre 57 % de victimes de plus qu'en 2013.
Depuis le début de l'année 2015, les attaques se multiplient, des Ecrins aux Baronnies Provençales, sans que les tirs réglementaires prévus dans le cadre du plan loup ne diminuent le nombre d'attaques du prédateur sur le cheptel, sans réduire les effets dévastateurs du loup sur l'élevage !
En 2014, 2,5 millions d'euros ont été dépensés en France pour indemniser les éleveurs sans pour autant rendre possible la coexistence du canidé et du pastoralisme ! Pire, les mesures mises en œuvre pour assurer le maintien de l'activité pastorale et une meilleure protection des troupeaux, conduisent à des situations de mise en danger de la vie d'autrui. En effet, les attaques de chiens de protection des troupeaux se multiplient sur les territoires alors que dans le même temps l'achat et l'entretien de ces chiens sont recommandés et financés par l'État dans le cadre de la politique française d'accompagnement du retour du loup.
Les tests de comportement effectués sur les chiens sont aléatoires mais les attaques sur les promeneurs sont bien réelles ! Que doivent répondre les maires de nos communes de montagne aux randonneurs qui portent plainte après avoir été attaqués par un chien de protection d'un troupeau qui fait l'objet d'attaques récurrentes ? Quelle attitude doivent-ils adopter face à des parents dont l'enfant a été agressé par un « Patou » de plus de 50 Kg ? Comment peuvent-ils concilier d'un côté fréquentation touristique et de l'autre protection des troupeaux ?
Dans quelques jours, la saison estivale débutera et, avec elle, des milliers de randonneurs rejoindront la montagne pour se dépayser, des milliers de promeneurs choisiront la campagne pour se ressourcer. Elle demande ce que le Gouvernement compte faire pour mettre un terme à ces situations conflictuelles entre randonneurs et chiens de protection et quelles dispositions seront prises pour accompagner le maire, principal responsable de la sécurité sur le territoire de sa commune.



Transformée en Question orale (n°1359S)