Allez au contenu, Allez à la navigation

Prise en charge du traitement entyvio dans le cas de la maladie de Crohn

14e législature

Question écrite n° 24810 de M. Olivier Cigolotti (Haute-Loire - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 26/01/2017 - page 235

M. Olivier Cigolotti interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la non-prise en charge par l'assurance maladie du traitement entyvio pour les patients atteints de la maladie de Crohn en échec d'anti-TNF. L'arrêté du 5 janvier 2017 retire le médicament entyvio (vedolizumab) de la liste des médicaments pris en charge par l'assurance maladie. Aussi, sa prise en charge devra se faire sur le budget hospitalier dans le cadre d'un groupe homogène de séjour (GHS). Cette décision arbitraire concerne non seulement les patients candidats au traitement et les patients en cours de traitement. De nombreux malades réfractaires à tous les traitements disponibles ont été traités avec le médicament entyvio, un traitement qui a souvent permis de stabiliser la maladie de Crohn voire de la mettre en rémission. En conséquence, des centaines de patients atteints d'une maladie de Crohn vont devoir suspendre un traitement qui fonctionne et les a stabilisés. Certains établissements privés ont déjà contacté leurs patients pour déprogrammer leurs perfusions. En France on compte près de 100 000 personnes touchées par cette maladie et les budgets hospitaliers ne pourront faire face au coût du traitement de tous les patients. Cette situation va inévitablement créer une inégalité d'accès au traitement, entraînant une médecine à deux vitesses. Les centres hospitalo-universitaires en situation économique précaire refuseront probablement de prendre en charge 100 % des patients. Cette situation n'est pas acceptable au regard des faibles options thérapeutiques dans la maladie de Crohn. L'instauration d'une enveloppe budgétaire dédiée aux patients traités actuellement sous entyvio doit être mise en place pour permettre aux patients atteints de la maladie de Crohn de continuer à prendre leur traitement. Aussi, il lui demande ce qu'elle compte mettre en place pour répondre aux attentes des patients et des associations.

Transmise au Ministère des solidarités et de la santé



La question est caduque