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Avenir du fret ferroviaire entre Rungis et Perpignan

14e législature

Question écrite n° 25872 de Mme Laurence Cohen (Val-de-Marne - Communiste républicain et citoyen)

publiée dans le JO Sénat du 25/05/2017 - page 1899

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur l'avenir du dernier train de fret ferroviaire entre le marché d'intérêt national (MIN) de Rungis et Perpignan.
En 2010, un nouveau terminal ferroviaire a été inauguré au cœur du MIN, pour un coût de 18 millions d'euros, financés en grande partie par le conseil départemental du Val-de-Marne et la région Île-de-France. Grâce aux deux nouveaux quais, la ligne Perpignan-Rungis permettait jusqu'à présent d'acheminer 400 000 tonnes de fruits et légumes par an, en provenance de Perpignan.
Seule ligne rescapée du transport ferroviaire de fruits et légumes en France, ce train des primeurs est un enjeu économique et écologique. Et pourtant, il est aujourd'hui menacé, puisque le deuxième train risque à son tour d'être supprimé, après celui de l'an dernier.
L'argument avancé est que les trains ne seraient pas assez chargés et ne seraient donc pas rentables.
La disparition programmée du dernier train entrainerait la suppression de plus d'une centaine d'emplois sur les deux chargeurs mais aussi, des dizaines d'emplois indirects dans les entreprises sous-traitantes et à la SNCF.

À ce gâchis économique, s'ajoute un scandale écologique, puisque des centaines de camions continuent eux d'affluer sur les autoroutes pour transporter des marchandises, loin des engagements pris lors de la conférence de Paris sur le climat (COP 21).

Elle lui demande comment elle entend renforcer l'importance du fret ferroviaire dans notre pays, en mettant fin par exemple au désengagement de l'État, dans ce secteur d'activité, et comment elle entend inciter la SNCF à relancer et maintenir ces deux trains primeurs dans un souci tout à la fois écologique mais également de préservation de l'emploi et dans le respect des deniers publics déjà investis.

Transmise au Ministère auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports



La question est caduque