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Lutte contre les déserts médicaux

14e législature

Question écrite n° 25878 de M. André Trillard (Loire-Atlantique - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 01/06/2017 - page 1915

M. André Trillard expose à Mme la ministre des solidarités et de la santé qu'afin de remédier à l'absurde situation des « privés de thèse », à savoir plus d'une centaine de médecins qui, faute d'avoir validé la fin de leurs études dans les délais requis, sont privés d'exercice de la médecine, la loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne a introduit une disposition permettant aux personnes qui n'ont pas soutenu leur thèse dans les temps de le faire afin de pouvoir exercer la médecine ; une commission pédagogique sera chargée d'évaluer les compétences des étudiants concernés et de déterminer leurs parcours jusqu'à la soutenance de leur thèse. Les personnes concernées pourront ainsi s'inscrire à l'ordre des médecins et s'installer définitivement en tant que praticiens. En parallèle les médecins « non thèsés » seront autorisés à venir en appui aux médecins installés dans les déserts médicaux. Si cette disposition va dans le bon sens, elle reste limitée et restrictive. En effet elle ne tient absolument pas compte de la situation de secteurs géographiques, qui ne sont pas aujourd'hui considérés comme sous-dotés mais devraient le devenir rapidement, en raison de leur dynamisme démographique, du vieillissement de la population et de l'apport important que constitue l'installation d'une population de seniors venus d'autres régions. C'est ainsi le cas de la région des Pays de la Loire, comme c'est le cas plus général des communes touristiques, dont la population connaît une croissance exponentielle durant la période des congés et où la carence de praticiens se fait cruellement sentir. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle envisage pour assouplir ce dispositif et répondre à l'importance croissante des besoins en médecins généralistes.

Transmise au Ministère des solidarités et de la santé



La question est caduque