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Santé publique et lutte contre les nuisibles

14e législature

Question écrite n° 26020 de Mme Colette Mélot (Seine-et-Marne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 29/06/2017 - page 2047

Mme Colette Mélot attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la prolifération des nuisibles sur le territoire français et sur ses conséquences en terme de santé publique.

Frelons asiatiques, moustiques tigre, chenilles processionnaires urticantes, tiques, punaises de lit, rats, les nuisibles envahissent de plus en plus espaces verts, exploitations agricoles, forêts, villes et villages, logements et toits avec le risque accru d'en importer davantage des quatre coins du globe durant la période des vacances d'été.

Le 6 juin 2017, première journée mondiale dédiée à la prévention des nuisibles, les professionnels n'ont pas manqué de tirer la sonnette d'alarme.

Dans nos communes, les particuliers se tournent très naturellement vers leur maire souvent désemparé face à un fléau qui ne connaît pas de frontière et qui peut conduire à des hospitalisations des personnes touchées et à des chocs allergiques chez les animaux.

À cela s'ajoute la restriction (totalement justifiée d'ailleurs) des solutions biocides pour raisons environnementales, mais qui rend les traitements moins efficaces.

Dans le département la Seine-et-Marne, la prolifération de la chenille processionnaire est devenue un véritable sujet de santé publique touchant plus de 300 communes contre lequel les collectivités locales n'ont pas les moyens techniques et financiers de lutter.

Outre les conséquences parfois terribles sur la vie quotidienne, on estime en France, à 38 millions d'euros par an les coûts engendrés par les nuisibles. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les seuls rongeurs sont responsables de 10 à 15 % des pertes de nourritures mondiales et sont vecteurs de quelques 30 maladies humaines.

Face à un fléau qui appelle la mise en place urgente de moyens de lutte à l'échelle nationale nécessitant une collaboration étroite entre État et collectivités territoriales, elle lui demande quel plan d'action il compte développer pour enrayer rapidement une prolifération qui inquiète nos populations.



La question est caduque