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Diagnostic de puberté précoce

15e législature

Question écrite n° 00250 de Mme Laurence Cohen (Val-de-Marne - Communiste républicain et citoyen)

publiée dans le JO Sénat du 13/07/2017 - page 2263

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les examens médicaux pour les enfants de plus de six ans et le dépistage de puberté précoce.

Jusqu'à l'âge de six ans, un enfant bénéficie de vingt visites médicales obligatoires remboursées à 100 % par l'assurance maladie. Elles sont destinées à suivre sa croissance et sa santé, et à dépister rapidement d'éventuels problèmes médicaux nécessitant un traitement.

Après six ans, les visites sont simplement recommandées.

Or, plusieurs études scientifiques démontrent que de plus en plus d'enfants sont sujets à une puberté précoce avec l'apparition des caractères sexuels secondaires, avant huit ans chez la fille et neuf ans chez le garçon. L'exposition à des substances chimiques volatiles, qui viendrait perturber le système endocrinien, est mise en cause. Ces substances chimiques sont omniprésentes, de la nourriture aux emballages, en passant par les jouets et les cosmétiques.

Au-delà de la nécessité d'interdire ces perturbateurs endocriniens et d'agir au niveau européen en ce sens, elle lui demande d'élargir le calendrier des visites obligatoires en l'étendant de six à neuf ans, période où les diagnostics de puberté précoce se font.

Cela permettrait d'anticiper ces dysfonctionnements, de prendre en charge plus rapidement les enfants concernés et de dispenser une information aux familles, les aidant ainsi à un meilleur accompagnement de leurs enfants.



La question est caduque