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Reconnaissance de la contribution des Républicains espagnols à la Résistance en France

15e législature

Question écrite n° 00627 de Mme Marie-Noëlle Lienemann (Paris - Socialiste et républicain)

publiée dans le JO Sénat du 20/07/2017 - page 2339

Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur sur la reconnaissance de la contribution des républicains espagnols à la résistance en France. 

En effet des formations militaires spécifiquement espagnoles qui ont combattu dans la résistance ont été homologuées, suite à la Libération, par l'État comme unité combattantes, ce qui fut le cas pour de nombreuses brigades guérilleros qui ont lutté dans les territoires de la zone libre.

Cependant, des dossiers sont restés en suspens, notamment celui de la reconnaissance de la 1ère brigade de guérilleros des Pyrénées-Orientales en raison de la prise d'un arrêté, en date du 7 octobre 1950, du ministre de l'intérieur qui prononçait la dissolution de l'Amicale des anciens FFI (Forces françaises de l'intérieur) et résistants espagnols. 
Cette association n'a été autorisée à se reconstituer qu'en 1976 après la mort du dictateur Franco et regroupe les anciens combattants espagnols survivants et leur descendants sous le nom de l'Amicale des anciens guérilleros espagnols en France - forces françaises de l'intérieur (AAGEF-FFI). 

L'AAGEF-FFI sollicite des autorités gouvernementales l'abrogation de l'arrêté de dissolution du 7 octobre 1950 afin de permettre la réouverture de l'instruction des demandes d'homologation restées en instance comme celle de la 1ère brigade de guérilleros des Pyrénées-Orientales. 

Elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin d'abroger cet arrêté du 7 octobre 1950 pour enfin reconnaître le rôle essentiel de ces femmes et de ces hommes qui, après avoir fui la dictature de leur pays, malgré les conditions d'accueil déplorable de la France, ont pris les armes pour défendre les valeurs de la République aux côtés des Forces françaises libres.

Transmise au Ministère de l'intérieur



La question est caduque