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Prise en charge des personnes âgées

15e législature

Question écrite n° 00736 de Mme Marie-France de Rose (Hauts-de-Seine - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 27/07/2017 - page 2422

Mme Marie-France de Rose appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant la prise en charge des personnes âgées.
La question de la prise en charge des personnes âgées est au cœur des préoccupations des Français.
D'ici à 2030, les 75 ans et plus passeront de 6 à 8,4 millions en France. Ce chiffre, à lui seul, donne le vertige. Mais si on vit de plus en plus longtemps et en bonne santé, tout le monde n'a pas la même chance de vieillir avec une forme éblouissante. La prise en charge de la dépendance devrait donc être un thème majeur depuis longtemps. Il y a urgence car pour environ 77 % des Français, il s'agit d'un sujet de préoccupation majeur, important voire primordial. De plus en plus de familles y sont confrontées, car quand tombent les mots tels que « accident vasculaire cérébral (AVC) », « Alzheimer », « dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) » et bien d'autres, c'est le quotidien des familles qui bascule. Il est difficile alors trouver la « perle rare », l'auxiliaire de vie, la maison de retraite de bon niveau mais sans se ruiner….
Les familles ne sont plus les mêmes qu'il y a vingt ans ; elles sont éclatées, moins disponibles, prises en étau entre leurs jeunes à soutenir et leurs parents vieillissants. Près de 50 % des Français ne veulent plus s'occuper de leurs aînés au quotidien, comme un sur six le fait, car le fardeau est trop lourd.
Les départements vacillent sous le poids de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), avec 5,5 milliards d'euros par an ; le personnel des maisons de retraite souffre et les aidants s'épuisent. Aucune réforme n'a été faite depuis quinze ans, ce qui démontre que ce sujet ne semble pas prioritaire.
Pour leurs vieux jours, 76,2 % des Français désirent rester chez eux et surtout éviter la maison de retraite jugée trop aléatoire, trop « déboussolante » et trop chère : en moyenne 2 500 euros par mois, 4 000 euros en ville. Mais pour bien vivre chez soi quand on n'est plus très vaillant, il faut compter environ 1 800 euros par mois… C'est encore trop lourd quand un retraité du privé ne perçoit en moyenne que 1 066 euros chaque mois, sans compter la retraite complémentaire. La prise en charge à domicile repose en grande partie sur l'entourage, essentiellement les conjoints et les enfants. Ce coup de pouce de la famille est estimé à 6,5 milliards d'euros par an mais reste bien précaire.
Elle lui demande de bien vouloir lui communiquer les mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin de sécuriser ce système de prise en charge des personnes âges dans un délai urgent, à l'heure d'une solidarité nationale sur ce sujet qui concerne tous les Français.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.