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Préoccupations des chirurgiens dentistes

15e législature

Question écrite n° 00770 de M. Loïc Hervé (Haute-Savoie - UC)

publiée dans le JO Sénat du 27/07/2017 - page 2425

M. Loïc Hervé attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les préoccupations des chirurgiens dentistes à la suite de l'échec des négociations entre l'union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) et les syndicats représentatifs des chirurgiens dentistes.
En effet, l'arbitrage imposé par le Gouvernement après l'échec des négociations conventionnelles entre les parties est unanimement rejeté par les professionnels. Ces derniers considèrent que la décision rendue ne prend pas comme référence les réalités économiques auxquelles sont confrontés les cabinets dentaires français, notamment en matière de tarification des soins prothésiques au 1er janvier 2018.
Les professionnels s'inquiètent des impacts en termes de qualité et de traçabilité des matériaux, de qualité des soins dispensés pour les patients et de l'avenir de la filière française.
En conséquence, afin de sauvegarder des milliers d'emplois et de garder un bon niveau de qualité de soins, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les intentions du Gouvernement.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 03/08/2017 - page 2526

À la suite de l'arrêt des négociations sur la convention nationale des chirurgiens-dentistes, une procédure d'arbitrage a été mise en œuvre. Elle s'est concrétisée par l'arrêté du 29 mars 2017, publié au Journal officiel du 31 mars 2017, portant approbation du règlement arbitral organisant les rapports entre les chirurgiens-dentistes libéraux et l'assurance maladie. Celui-ci doit rentrer en œuvre le 1er janvier 2018. Ce règlement arbitral cristallise les tensions des différents syndicats libéraux. L'impératif de la ministre des solidarités et de la santé est de répondre aux besoins légitimes des Français en matière de santé, de prévention et d'accès aux soins. En matière de santé et de prévention, les maladies bucco-dentaires peuvent favoriser l'apparition, la progression ou la gravité de certaines maladies générales, il est donc important que les chirurgiens-dentistes s'intègrent mieux dans le parcours de soins et les parcours de santé, en lien avec les autres professionnels de santé, et que les soins « conservateurs » soient revalorisés. En matière d'accès aux soins, la promesse du président de la République, sur le reste à charge zéro concernant les prothèses dentaires, doit être mise en œuvre. Cela ne pourra pas se faire sans un dialogue constructif avec les syndicats représentatifs des chirurgiens-dentistes libéraux. Le souhait de la ministre est de garantir un accès aux soins plus juste. En diminuant le reste à charge et en valorisant le travail de prévention primaire et secondaire des dentistes, les évolutions à venir modifieront durablement la pratique des soins dentaires en France dans l'intérêt des patients.