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Absence d'un ministère de la francophonie

15e législature

Question écrite n° 00803 de M. Louis Duvernois (Français établis hors de France - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 03/08/2017 - page 2471

M. Louis Duvernois attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'absence d'un ministre chargé de la francophonie dans son gouvernement alors que cela a toujours existé précédemment. Il s'étonne que « la francophonie comme pôle identitaire de la mondialisation » objet d'un rapport au Sénat (n° 436, 2016-2017) intitulé « Francophonie, un projet pour le 21e siècle » ait été littéralement gommée des préoccupations du gouvernement qu'il dirige ainsi que de celui de son prédécesseur. Il lui rappelle les nombreuses interventions de personnalités en soulignant l'importance. Un historien, ancien ministre et président de la Bibliothèque nationale de France, a affirmé récemment que s'il était président de la République, l'une de ses priorités serait d'ériger en cause nationale la francophonie en prévoyant la nomination d'un ministre chargé d'élaborer une véritable stratégie de promotion sans laquelle notre langue et l'identité qui la définit seraient marginalisées. Ainsi, il lui demande quelle place il entend donner à la francophonie et s'il entend suivre la proposition n° 8 du rapport sénatorial préconisant de « nommer un ministre de plein exercice chargé de la francophonie. »



Réponse du Premier ministre

publiée dans le JO Sénat du 21/09/2017 - page 2917

La francophonie est une opportunité majeure pour l'inscription de notre pays dans les nouveaux équilibres du monde, ainsi que le rapport d'information (n° 436, 2016-2017), fait au nom de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat, et intitulé « Francophonie : un projet pour le 21e siècle » le relève justement. C'est conscients de ces enjeux, et désireux de les porter avec une ambition renouvelée, que le Président de la République et le Premier ministre ont fait le choix d'un portage gouvernemental de la francophonie qui soit plus transversal et inclusif, pour qu'aucune dimension n'en soit oubliée. Comme le rapport cité y invite, le premier objectif est en effet d'avoir une approche globale des enjeux francophones, qui sont à la fois politiques et institutionnels, culturels et éducatifs, mais aussi économiques. Cette approche globale sera servie par l'engagement du ministre de l'Europe et des affaires étrangères et la mobilisation résolue du secrétaire d'État, en lien étroit avec la ministre de la culture. Le Président de la République, dans son discours aux Ambassadeurs du 29 août 2017, a annoncé qu'il présenterait au premier semestre 2018 « un plan d'ensemble pour la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde, en lien avec l'Organisation internationale de la francophonie et ses pays membres ». Le Gouvernement est mobilisé pour préparer cette stratégie globale, qui confirmera que la francophonie est bien au cœur de ses priorités.