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Formation des étudiants en médecine dans le cadre du traitement des maladies chroniques

15e législature

Question écrite n° 00850 de M. François Commeinhes (Hérault - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 03/08/2017 - page 2505

M. François Commeinhes attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme nécessaire de la formation des étudiants en médecine dans le cadre du traitement des maladies chroniques.
La formation des étudiants en médecine essentiellement axée, en milieu hospitalier, sur le diagnostic et le traitement de pathologies organiques évoluant sur une courte durée n'est plus adaptée à une pratique où prédominera de plus en plus la prise en charge de maladies chroniques suivies en ambulatoire. L'abord de ces affections nécessite une connaissance du patient dans toute sa complexité bio-psychologique et son contexte socio-économique.
La prévention des maladies chroniques, rôle essentiel du médecin généraliste, doit être introduite
dans le cursus des études qui ne doivent plus être orientées exclusivement vers le diagnostic et la thérapeutique.
Ainsi, il conviendrait d'assurer une part plus importante, dès le deuxième cycle, aux sciences humaines et socioéconomiques, à l'éducation thérapeutique et à la télé-médecine en recourant à de nouvelles méthodes pédagogiques. Il conviendrait également d'instituer un contrôle rigoureux des connaissances cliniques, théoriques et pratiques, à la fin du deuxième cycle, autorisant l'inscription à l'examen classant national qui devrait être organisé en tenant compte des besoins territoriaux en santé. L'internat des étudiants en médecine générale devrait ainsi être porté à quatre ans avec des stages chez les praticiens et dans les consultations hospitalières réservées aux sujets en état de précarité (permanences d'accès aux soins de santé - PASS).
Il souhaiterait donc connaître l'avis du Gouvernement sur les propositions des mesures susnommées et visant à améliorer les compétences cliniques des futurs praticiens et leur aptitude à pratiquer une médecine de la personne.
Il lui rappelle qu'aucune réforme n'est efficace et durable sans un changement profond de la pensée médicale et une nouvelle ouverture vers une médecine moderne et technologique, mais restant humaine, personnalisée et profondément hippocratique.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.