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Situation de la kinésithérapie hospitalière

15e législature

Question écrite n° 01736 de M. Philippe Paul (Finistère - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2017 - page 3308

M. Philippe Paul appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés de recrutement de kinésithérapeutes dans la fonction publique hospitalière.
Cette situation, qui se traduit par des postes non-pourvus dans les établissements, pénalise en tout premier lieu les patients. A titre d'exemple de ce manque d'intérêt des professionnels de la rééducation pour une carrière à l'hôpital, il lui indique que le centre hospitalier régional et universitaire de Brest a perdu 70 % de ses kinésithérapeutes titulaires depuis 2004.
Soucieuse d'y remédier la profession a effectué au printemps dernier un certain nombre de propositions rassemblées dans un livre blanc. Ces propositions visent à obtenir une plus juste reconnaissance du métier de kinésithérapeute notamment par une amélioration de leur statut et de leurs conditions de rémunération, la mise en place de perspectives d'évolution de carrière, la constitution d'une filière cohérente ou encore la création d'un statut particulier pour les étudiants en kinésithérapie.
Il lui demande les réponses que le Gouvernement entend y apporter afin de préserver et de renforcer l'exercice de la kinésithérapie en milieu hospitalier dans l'intérêt des patients.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 16/11/2017 - page 3590

La prise en charge des patients justifiant d'une rééducation dès la phase hospitalière est une nécessité qui a justifié l'adoption de mesures de soutien à l'attractivité hospitalière en faveur des professionnels de la rééducation. Ainsi, le décret n°  2017-981 du 9 mai 2017 portant création d'une prime d'engagement pour certains personnels de rééducation recrutés sur les postes prioritaires a institué une prime d'attractivité de 9 000 €. En outre, depuis le 1er septembre 2017, le statut des masseurs-kinésithérapeutes a été revalorisé par le classement de leur corps dans la catégorie A de la fonction publique hospitalière. Ces mesures s'additionnent aux revalorisations intervenues en application du protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations ». Si l'on conjugue l'effet de ces réformes, le masseur-kinésithérapeute pourrait voir sa rémunération augmentée de plus de 500 €. La ministre des solidarités et de la santé indique également que le Gouvernement réfléchit à instaurer davantage de souplesse au bénéfice de ces professionnels souhaitant associer une carrière hospitalière et un exercice libéral. Enfin, la dimension universitaire de la formation des professionnels paramédicaux est une de ses priorités. C'est dans ce cadre que pourra être étudiée une évolution du modèle de la formation des masseurs-kinésithérapeutes.