Question de M. MAZUIR Rachel (Ain - SOCR) publiée le 21/12/2017

M. Rachel Mazuir appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'envolée des prix des médicaments sans ordonnance.
Un décret n° 2008-641 du 30 juin 2008 a en effet autorisé la vente en accès direct de ces médicaments dits de médication officinale. Or cette mesure a eu pour conséquence d'opacifier le marché.
Publiée le 12 décembre 2017, une étude de l'association « familles rurales » réalisée en octobre 2017 auprès de 40 magasins et 43 sites internet, révèle une augmentation moyenne de 4,3 % en un an du prix de dix à quinze médicaments en accès libre : une hausse quasi continue depuis 2010, qui représente aujourd'hui quatre fois plus que l'inflation.
À titre d'exemple, le prix de la boîte de Dacryum utilisé pour le lavage oculaire a bondi de 9,6 % par rapport à 2016. Le tube d'Activir préconisé pour traiter l'herpès a subi une hausse de 9,77 % en un an.
Par ailleurs, l'enquête identifie des écarts de prix importants d'un magasin à un autre, d'une officine à une autre. La boîte de Nicopass peut ainsi être vendue 13,90 € dans un lieu de vente contre 34,10 € dans un autre.
Quant aux médicaments sans ordonnance vendus sur internet, il apparaît que deux tiers des sites ne respectent pas la réglementation en vigueur (absence du logo européen garantissant leur certification).
Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette question et les mesures qu'il envisage pour lutter contre l'opacité des pratiques tarifaires.

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Transmise au Ministère des solidarités et de la santé


La question a été retirée pour cause de fin de mandat.

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