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Parcours de soins des enfants atteints de troubles « dys »

15e législature

Question écrite n° 03210 de Mme Vivette Lopez (Gard - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 15/02/2018 - page 625

Mme Vivette Lopez attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le fait que la formation initiale des médecins pour dépister les troubles spécifiques du langage et des apprentissages et de poser un diagnostic soit inexistante.
Il semblerait en effet qu'aucune spécialisation ne soit reconnue pour assurer un diagnostic pour les cas complexes et une coordination des soins (en niveau 2). Il en serait quasiment de même pour la formation continue. De nombreux enfants ne seraient pas dépistés comme il se doit par la médecine scolaire par manque de formation et d'effectifs. Les professionnels capables de faire des bilans et de rééduquer (orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, neuropsychologues) seraient absents de nombreux territoires.
Par ailleurs, la non-prise en charge financière de bilans et rééducations en libéral (ergothérapie, psychomotricité, bilan neuropsychologique) provoquerait un reste à charge important pour les familles et par conséquent une inégalité des chances. Les équipes de diagnostic de proximité seraient quasiment inexistantes et les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) ne seraient pas assez formés à ces troubles spécifiques.
L'ouverture de services d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) spécialisés dans ces troubles ne semble pas être une priorité des agences régionales de santé (ARS) alors que des milliers d'enfants ne sont pas pris en charge. Les réseaux de soins de niveau 2 seraient en nombre très insuffisant et manqueraient de moyens de la part les ARS. Les centres de référence des troubles du langage et des apprentissages (niveau 3) seraient submergés.
Aussi et face à ces constats connus et dénoncés depuis de nombreuses années, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour faire en sorte que le parcours de soins soit réellement efficient et que cesse enfin le parcours du combattant vécu par les familles.

Transmise au Ministère des solidarités et de la santé



La question est caduque